Cartographie

Afin de (re)découvrir de façon ludique le patrimoine historique et archéologique des Sables-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et du Château-d’Olonne, parcourez les différentes cartes thématiques mises à votre disposition afin d’y retrouver les principaux monuments, édifices ou lieux qui ont forgé la mémoire du territoire des Olonnes. Cette balade virtuelle est agrémentée de commentaires explicatifs pour chacun d’entre eux, ainsi que d’illustrations (photographies, cartes postales, gravures, dessins) issues des collections des Archives municipales des Sables-d’Olonne.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption2 document(s).

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  • La Jarrie3 document(s).

    Manoir de la Jarrie, tour

    Manoir de la Jarrie, tour

    Le manoir de la Jarrie, ancienne place forte, daterait du XIIe siècle. Il en est fait une première fois mention vers 1120 dans le cartulaire de l'abbaye Sainte Croix de Talmond, sous le nom de Stéphane de la Jarrie. De nombreux érudits ont cependant émis l'hypothèque que le site daterait de l'époque romaine.

    L'édifice a longtemps conservé ses structures datant du XVe siècle. Sa tour daterait également de cette époque.

     

    © AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 19


    Manoir de la Jarrie, en 2006

    Manoir de la Jarrie, en 2006

    Le dernier propriétaire et habitant du manoir, Jean-Luc Dubois-Coutant, est décédé le 28 octobre 2004. L'année suivante, la commune d'Olonne-sur-Mer  fait l'acquisition de la Jarrie et lance une campagne de restauration sur le manoir.

    © Margaux Laidet, mémoire de stage, Olonne-sur-Mer, 2016


    Manoir de la Jarrie, après sa restauration en 2007

    Manoir de la Jarrie, après sa restauration en 2007

    © Margaux Laidet, mémoire de stage, Olonne-sur-Mer, 2016



  • La Pierre des Serments3 document(s).

    La Pierre des Serments, 2023

    La Pierre des Serments, 2023

    Cet imposant bloc de granit (Long. 2,10 m, larg. 1,35 m, ép. 0,30 m) aujourd’hui dressé le long du chemin de la fontaine de Gilliers a été retrouvé dans les années 1920, dans le contrebas du lavoir communal, couché près d'une mare. Il a été sauvé d'une probable destruction par l'ancien maire d'Olonne, Valère Mathé.

    © AMLS.


    La Pierre des Serments, circa 1930

    La Pierre des Serments, circa 1930

    Ce mégalithe qui servait certainement de pierre à laver aux Olonnaises est alors transporté dans le jardin public jouxtant la salle des œuvres post-scolaires où il va être exposé à l’horizontal pendant 70 ans. Le docteur Marcel Baudouin, médecin et archéologue vendéen, en fait une pierre à plages de pollissages ou une pierre cultuelle à pélerinage mais ses théories sont aujourd'hui fortement remises en question.

    © AMLS, 105 Fi 330.


    La Pierre des Serments et la fontaine de Gilliers, 2023

    La Pierre des Serments et la fontaine de Gilliers, 2023

    C’est en 1996 que la municipalité, en lien avec l’association Mémoire des Olonnes, le Groupement Vendéen de Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et la DRAC, a décidé de replacer la pierre sur son lieu d'origine, près de la fontaine de Gilliers à laquelle elle était sans doute associée.
    Quant à la tradition locale, celle-ci nous rapporte que « les jeunes gens qui voulaient se marier venaient prononcer leurs vœux de fidélité près de cette pierre ».

    Pour en savoir plus, lire l'article de Gérard Bénéteau, La Pierre des Serments ou les tribulations d'une pierre bien embarrassante, bulletin de Mémoire des Olonnes n°12/13, 1996, p.17-26.

    © AMLS.



  • Le Château de Pierre-Levée4 document(s).

    Château de Pierre-Levée, allée principale

    Château de Pierre-Levée, allée principale

    C'est en 1774-1775 que Luc Pezot décide de se faire construire une demeure sur sa propriété de la Goujonne, héritée de son grand-père Lucq Ruchaud.

    Il est probable qu'un château existait déjà à cet emplacement et qu'il ait été rasé pour cette construction nouvelle.
    Bati sur le modèle de Versailles et du petit Trianon, Luc Pezot prend cependant soin que son château reste modeste.

     

    © AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 19


    Château de Pierre-Levée, façade ouest

    Château de Pierre-Levée, façade ouest

    L'archictecte choisi pour mener à bien ce chantier est Jacques Ange Gabriel (1698-1782), ayant lui-même participé à la construction du petit Trianon à Versailles.

    Luc Pezot meurt sans hériter et la propriété de Pierre-Levée passe à la famille Auvynet après la Révolution française.

     

    © AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 19


    Château de Pierre-Levée, façade est (avant-corps central)

    Château de Pierre-Levée, façade est (avant-corps central)

    Le château de Pierre-Levée est classé Monument historique en 1948 et 1949.

     

    © AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 19


    Château de Pierre-Levée, façade est donnant sur le jardin

    Château de Pierre-Levée, façade est donnant sur le jardin

    © AMLS, antenne d'Olonne-sur-Mer, fonds photothèque d'Olonne-sur-Mer, 1230 Fi 05



  • Les Pierres Jumelles de Pierre-Levée2 document(s).

    Menhir de Pierre-Levée

    Menhir de Pierre-Levée

    Les menhirs de Pierre-Levée, parfois appelées les Pierres Jumelles, remonteraient jusqu'à la Préhistoire. En granit et schiste, elles auraient servi de repère pour marquer le solstice d'hiver et représenteraient la Femme et l'Homme.

    À sept mètres de distance l'un de l'autre, ils pèsent respectivement environ 14 et 11 tonnes.

     

    © AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 16


    Les menhirs de Pierre-Levée de nos jours

    Les menhirs de Pierre-Levée de nos jours

    En 1922, le menhir de schiste, jusqu'alors couché, est redressé sur décision de Marcel Baudoin et du propriétaire du domaine, M. Auvynet.

    Ils sont classés Monument Historique par arrêté du 15 avril 1982.


    © Ministère de la Culture (France), Conservation des antiquités et des objets d’art de Vendée - Tous droits réservés



  • Manoir de la Mortière4 document(s).

    Manoir de la Mortière, façade extérieure donnant sur la rue

    Manoir de la Mortière, façade extérieure donnant sur la rue

    Le manoir de la Mortière, à son origine, était sans doute une maison fortifiée. Datant du début du Xe siècle pour sa partie la plus ancienne, la Mortière a bénéficié de travaux importants au XVIIe siècle avec notamment la construction de la tour-porche.

     

    © AMLS, antenne Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05


    Manoir de la Mortière, porte d'entrée

    Manoir de la Mortière, porte d'entrée

    À partir du XVIIIe siècle, la propriété du manoir appartient à la famille Sourouille, et ce jusqu'à sa vente en 1953 à la famille Thomas.

    La ville d'Olonne-sur-Mer rachète le manoir de la Mortière en février 2006.

     

    © AMLS, antenne Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05


    Manoir de la Mortière, façade intérieure de la tour-porche

    Manoir de la Mortière, façade intérieure de la tour-porche

    © AMLS, antenne Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05


    Manoir de la Mortière, vue du jardin

    Manoir de la Mortière, vue du jardin

    © AMLS, antenne Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05



  • Monument aux Morts3 document(s).

    Monument aux Morts

    Monument aux Morts

    Après la guerre, deux monuments aux Morts sont édifiés sur le territoire de la commune : le premier est civil et élevé sur la côte de la Violette (de nos jours, rue du 8 mai 1945), le second religieux et installé dans l’église Notre-Dame.

    Après l’abandon du premier projet – conçu par Maurice Durand en juillet 1920 et pourtant adopté  par le Conseil municipal le 8 août 1920 –, la ville opte finalement en octobre 1921 pour celui des frères Martel. En effet, la souscription publique lancée en août 1920 pour le monument initial ayant été plus fructueuse que prévu, la population aurait réclamé un mémorial plus important. À la demande du docteur Marcel Baudouin, les frères Martel qui avaient déjà réalisé plusieurs monuments aux Morts dans le département de la Vendée, tous présentant un caractère vendéen, s’attellent à celui d’Olonne-sur-Mer.

     

    © Mémoire des Olonnes


    Monument aux Morts, années 2000

    Monument aux Morts, années 2000

    Pour représenter le deuil de la population, les frères prennent pour modèle Mme Suzanne Lambert, une habitante d’Olonne-sur-Mer. Sculptée dans de la pierre de Lorraine, sa statue est posée sur un piédestal et encadrée de deux bas-reliefs de soldats. L’inscription que l’on peut voir aujourd'hui « 1914-1918. 148 Olonnais sont tombés pendant la guerre » diffère de l’initiale « Cent quarante-huit Olonnais sont morts pour la France pendant la guerre 1914-1918 ». Le monument est inauguré le 23 juillet 1922 en présence du maire Valère Mathé et du député Henri Bazire, entre autres.

     

    © AMLS, fonds photographies noir et blanc et couleur, 18 Fi 15


    Monument aux morts de l'église d'Olonne

    Monument aux morts de l'église d'Olonne

    Le même jour est inauguré le second monument, érigé dans l’église Notre-Dame d’Olonne, dont le financement et l’auteur sont encore à ce jour inconnus. Ce mémorial représente une pietà accompagnée d’une épitaphe « À la mémoire des enfants d’Olonne morts pour la France. 1914-1918 ». La liste des soldats, répartie sur cinq plaques noires, est installée sous ce socle.

     

    © AMLS, antenne d'Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05



  • Moulin des Roses2 document(s).

    Le Moulin des Roses, fin des années 1990

    Le Moulin des Roses, fin des années 1990

    Le Moulin des Roses date de 1775.
    Il est acheté en 1880 par Honoré Gillaizeau à la veuve de François Prouteau, propriétaire du moulin à partir de 1841. Honoré Gillaizeau, né le 30 janvier 1842 à Poiré-sur-Vie, avait déjà acquis en 1876 et 1878 une partie des terres et une maison attenante au moulin. Il fait construire à côté du moulin une bluterie, enregistrée en « construction nouvelle » au cadastre d’Olonne-sur-Mer en 1890. Il conserve la propriété du moulin des Roses jusqu’à son décès le 6 janvier 1932.

     

    © AMLS, antenne d'Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05


    Le Moulin des Roses, fin des années 1990

    Le Moulin des Roses, fin des années 1990

    De son premier mariage, Honoré Gillaizeau a également eu une fille, Clémentine Armandine Gillaizeau, née le 14 janvier 1873 à Olonne-sur-Mer. Celle-ci, couturière, épouse le 3 août 1892 Aimé Jean Baptiste Tenailleau, domestique, né le 3 février 1866 à Poiré-sur-Vie, de Baptiste Tenailleau et Mélanie Billaud. Il décède le 29 décembre 1903 aux Sables-d’Olonne. En 1893 naît leur fils, Baptiste Alexis Florent Tenailleau. À partir de 1934, Clémentine Gillaizeau est enregistrée dans le cadastre comme la propriétaire du moulin, et ce jusqu’en 1963, date à laquelle son fils aurait hérité de l’ensemble de ses propriétés.

    Baptiste Alexis Tenailleau, né le 20 octobre 1893 aux Sables-d’Olonne, épouse le 30 novembre 1920 à La Chaume Laurence Barranger. Ils auraient eu au moins un enfant, Alexis Baptiste Pierre Joseph Tenailleau, né aux Sables-d’Olonne le 5 août 1938. Baptiste Tenailleau est le propriétaire du moulin des Roses jusqu’en 1974, propriété qui passe à Alexis Tenailleau à cette date. Un permis de construire (pour un garage) sur la parcelle du moulin des Roses au nom de ce dernier, déposé en 1975, confirme qu’il en est alors le propriétaire.

    Le moulin, intégré à la Minoterie des Roses, cesse de fonctionner en 1979.

     

    © AMLS, antenne d'Olonne-sur-Mer, fonds Photothèque, 1230 Fi 05



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