École primaire privée Saint-Nicolas

L’école élémentaire des filles et l’asile de l’enfance de Saint-Nicolas à La Chaume ouvrent en 1853, sous la direction de la Congrégation des Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).

L’implication des Filles de la Sagesse dans la création de l’école remonte à 1849, alors que le maire des Sables-d’Olonne demande au supérieur de l’époque, fort de son expérience dans le domaine, son avis sur les plans du futur bâtiment. En 1851, le projet se concrétise et le curé Fazilleau de La Chaume, suite à une entrevue avec le maire, demande au supérieur de la Congrégation s’il lui serait possible d’envoyer des sœurs pour cette école et avec quelles conditions financières. Courant 1852, l’envoi de sœurs semble entendu entre la Ville des Sables-d’Olonne et la Congrégation. À l’ouverture de l’école en 1853, quatre sœurs sont donc affectées, deux pour la salle d’asile et deux pour l’école des filles.


En 1860, par un sous-seing du 29 juillet, la supérieure de la Congrégation reconnaît que la chapelle, érigée en 1856 grâce aux dons de M. de Buor, et la maison habitée par les sœurs appartiennent à la Ville des Sables-d’Olonne. Les sœurs reçoivent de la mairie 1 600 francs pour leur entretien et nourriture, accord confirmé par le traité signé le 1er mai 1862 avec la Ville.


En 1884, suite à la loi de Jules Ferry de 1882, la laïcisation des écoles chaumoises et sablaises est lancée. Le 23 novembre 1884, le maire résilie en effet le traité passé avec la Congrégation concernant l’école Saint-Nicolas et un arrêté préfectoral du 29 suivant remplace la directrice de l’école par une laïque, Mlle Chaussegros. Sur ordre du préfet M. Calvet, les sœurs sont expulsées de la maison, propriété de la ville, le 28 décembre 1884.
Cette laïcisation ne se déroule pas sans heurts au sein de la population chaumoise et l’évêque, afin de maintenir une école congréganiste à La Chaume, décide d’envoyer 6 000 francs de souscriptions au curé de la paroisse. Cette initiative est soutenue par le député de la Vendée, M. Édouard de la Bassetière, qui loue à M. et Mme Bellatour et M. Picard une maison rue de l’Aubraie pour y loger deux classes dites libres. Dirigées par les sœurs de la Sagesse à partir du 8 février 1885, ces classes reçoivent environ 130 enfants.
Une propriété rue Saint-Nicolas est achetée en 1891 par ces mêmes M. et Mme Bellatour et le Mgr Catteau pour y installer l’école maternelle et l’école des filles.

Le 3 octobre 1901, suite à la loi du 1er juillet 1901, une demande d’autorisation est adressée au ministère de l’Intérieur et des Cultes par la Congrégation pour l’école et la salle d’asile de La Chaume. Cette demande est rejetée par le ministre Émile Combes le 19 septembre 1903. Le 1er octobre 1903, les sœurs sont donc expulsées et se retirent à la Maison mère, « à l’exception de la supérieure et de sœur Philomène de Montfort que les habitants, très attachés aux sœurs, voulurent absolument garder ». Elles sont chargées du catéchisme et de la visite aux malades de la paroisse. Elles rejoignent la Maison mère le 3 juillet 1905, suite à la fermeture de la Maison de La Chaume.


En 1909, une seconde maison rue Saint-Nicolas est acquise par le curé de La Chaume Emmanuel Rivière (agissant au nom de Mgr Catteau et de l’Association pour l’enseignement libre), afin de servir d’école aux filles et de maison d’habitation pour les enseignants. Peu après, une école de garçons (dont la construction a débuté en septembre 1907) est ouverte dans une habitation située entre la rue Haute et la rue du docteur Canteteau.
Le 18 février 1913, l’Association pour l’enseignement libre et le curé de la paroisse de la Chaume (toujours le représentant de Mgr Catteau) signent un bail pour l’école des filles de Saint-Nicolas.

Suite à la loi Debré de 1959 sur les contrats simples entre l’État et les écoles privées, un contrat est signé avec l’État le 26 avril 1961 avec effet rétroactif au 16 septembre 1960, sous le n°59.

En 1970, l’école des filles et la maternelle (située au 22 rue Saint-Nicolas) sont composées de sept classes, l’école des garçons (située au 49 rue du docteur Canteteau) dispose quant à elle de trois classes. Huit ans plus, les deux écoles travaillent en coéducation.

En 1984, les deux écoles sont restructurées pédagogiquement. En mars 1986, la préfecture de Vendée demande le regroupement des deux écoles Saint-Nicolas de La Chaume. Dans un premier temps, il est décidé que l’école des filles accueillerait tous les élèves, cependant l'établissement s’avère rapidement trop petit. La direction, en partenariat avec l’association scolaire « La Persévérante Vendéenne », choisit alors de construire un nouveau bâtiment et cherche un emplacement pour accueillir ce nouvel établissement. Un permis de construire est déposé le 9 juillet 1987 et le terrain rue des Muriers est acquis le 31 juillet 1987. L’inauguration des nouveaux locaux a lieu en fin d’année 1988.



Liste des supérieures ayant gouverné la Maison de La Chaume :

  • Sœur Eliana, 1854-1864 (décès) ;
  • Sœur Marie-Esther, 1864-1865 ;
  • Sœur Pierre-Célestion, 1865-1868 ;
  • Sœur Élien, 1868-1870 ;
  • Sœur Marie de Saint Trojan, 1870-1879 (décès) ;
  • Sœur Odule, 1878-1885 ;
  • Sœur Zéphirin, 1886-1896 ;
  • Sœur Edmond, 1896-1899 ;
  • Sœur Marie Cléridone, 1899-1905.


Liste des directeurs de l’école de garçons :

  • 1920-juillet 1959, Marcel BROCHARD  ;
  • août 1959-septembre 1981, Louis BARRÉ ;
  • 1981-...., Jean DECONINCK