Les casinos de la Rudelière
Le Casino-des-Pins à la Rudelière (1896 à 1934)
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 28.
En 1896, Monsieur Nicot construit un nouveau casino qu’il appelle Le Casino-des-Pins. Cet établissement se situe plus loin du centre que le Grand casino, mais reste néanmoins très accessible. L’arrivée d’un nouveau casino est bien accepté par la Ville des Sables-d’Olonne, car il dépend de la commune du Château-d’Olonne. Ce n’est qu’en 1914 que le Casino-des-Pins intègre le territoire de la ville des Sables-d’Olonne après l'achat de la Rudelière par cette dernière.
Suite à des problèmes financiers, le casino des Pins est mis en ventes aux enchères publiques le 29 mai 1934. Il a aujourd’hui disparu.
Le Casino des Sports à la Rudelière (1929 à aujourd'hui, sous le nom de casino des Pins)
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 08
ll tient son nom de l’établissement qui était en place à l’endroit où il fut construit, situé à la Rudelière sur la commune du Château-d’Olonne. La ville des Sables-d’Olonne souhaitant s’agrandir, il lui faut acquérir de nouveaux terrains et l’acte de cession de la forêt de la Rudelière aux Sables-d’Olonne est signé le 21 octobre 1909. Le terrain fait 47 hectares. L’acte de cession prévoit que cette surface soit divisée selon trois projets :
- vingt hectares sont destinés à la protection du bassin de captation des eaux de la ville (lac de Tanchet) ;
- 3 hectares sont destinés à la voirie et 8 à la revente
- et le plus important, 17 hectares sont prévus pour la création d’un parc public ainsi que de terrains de sport.
En 1925, Alonzo construit un buffet à proximité du Parc des Sports. Il veut absolument édifier un casino au sein du quartier de la Rudelière. Le projet de l’architecte Durand (casino Fantôme) étant abandonné. Il décide de transformer le buffet du Parc des Sports en établissement de jeux. Le 9 juin 1928, le conseil municipal autorise la mutation de la buvette en un casino. Et en 1929, le nouvel établissement est ouvert au public. Il prend comme dénomination Casino des Sports. Cet établissement se trouve donc en plein centre du complexe sportif et est très accessible pour les clients. Sa porte centrale relève de l’art des années 1930 avec son décor coloré. La salle de dancing est, elle aussi, conçue par Maurice Durand. Elle se constitue de frises décoratives tropicales. Cette construction est très contemporaine pour l’époque. Le bâtiment est très angulaire.
Malgré son design innovateur, le casino plaît beaucoup aux Sablais et aux « étrangers ». Dans un premier temps, les jeux sont autorisés durant la saison des baigneurs, c’est-à-dire à partir de la veille du jour de la Pentecôte jusqu’au 30 septembre. Il doit également donner des bals et des fêtes, ainsi qu'avoir un orchestre d'au moins huit musiciens. En 1934, le casino obtient l'autorisation de jeux mais la situation économique lui fera déposer le bilan.
Le Casino Fantôme (1923-1941)
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 08
Il y eu un projet en parallèle, par trois architectes Messieurs Mouret, Durand, Chimekervitch, qui décident de construire un ensemble Casino-Hôtel. Fin 1924, le financier du projet du casino stoppe ses apports de capitaux en raison des problèmes économiques qui touchent le monde entier. Une bulle spéculative anime la bourse new-yorkaise depuis mai 1924. Cette dernière se répercute dans toute l’Europe ce qui explique la frilosité des financiers. Même si le projet est arrêté, le gros œuvre, déjà construit, n’est détruit qu’en 1941. Une armature de fer reste donc figée pendant de nombreuses années à l’extrême est du Remblai.




