Cartographie
Afin de (re)découvrir de façon ludique le patrimoine historique et archéologique des Sables-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et du Château-d’Olonne, parcourez les différentes cartes thématiques mises à votre disposition afin d’y retrouver les principaux monuments, édifices ou lieux qui ont forgé la mémoire du territoire des Olonnes. Cette balade virtuelle est agrémentée de commentaires explicatifs pour chacun d’entre eux, ainsi que d’illustrations (photographies, cartes postales, gravures, dessins) issues des collections des Archives municipales des Sables-d’Olonne.
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Ancienne sous-préfecture des Sables-d'Olonne1 document(s).
Bâtiments de l'ancienne Sous-préfecture
L'hôtel de l'ancienne sous-préfecture est construit en 1856, sur l'emplacement de la maison Dupleix (Aimé René Dupleix, juge du district pendant la Révolution française et maire des Sables de 1816 à 1820), située alors sur la rue du Port. Cette dernière est renommée rue de la Sous-préfecture en juin 1930.
La sous-préfecture déménage ensuite à La Chaume, la fin des travaux des bâtiments ayant lieu en 1981. En 1984, la ville fait l'acquisition de l'ancienne sous-préfecture pour la transformer en village de vacances. La même année, la rue de la Sous-préfecture devient la rue de l'Ancienne sous-préfecture.
Aujourd'hui, les bâtiments accueillent l'Institut supérieur du Tourisme.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 12
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Église Notre-Dame de Bon-Port 3 document(s).
Église Notre-Dame de Bon-Port
L’église Notre-Dame de Bon-Port fut édifiée à l’emplacement d’une ancienne chapelle dite « du rosaire » construite au XIIIe siècle et auparavant rattachée à la paroisse Notre-Dame d’Olonne. C’est en 1646, après la création de la paroisse de Notre-Dame de Bon-Port en 1622, que fut décidée le remplacement de la chapelle primitive dédiée à la Vierge par un édifice en cohérence avec la population Sablaise. Les travaux, confiés aux maîtres-maçons Nicolas Habert et Paul Bernard, débutent le 19 mars avec la bénédiction de la première pierre de l’édifice par Pierre de Nivelle, évêque de Luçon.
L'église Notre Dame de Bon-Port
Les travaux vont se poursuivre jusqu'au XVIIIe siècle. Pendant la Révolution Française, l'église est transformée en Temple de la Raison et en entrepôt à grains, mais elle retrouve définitivement sa vocation religieuse en 1800. La remise en état de l'église s'effectue tout au long du XIXe siècle et sa consécration a lieu le 9 juillet 1890. Des artistes comme les sculpteurs Jean-Emmanuel Mercier et Thomas Louis, ou le peintre Marchand, interviennent dans l'embellissement intérieur du bâtiment.
La réalisation d'un parvis en pierre naturelle (comblanchien) et la restauration de la façade sont effectuées dans les années 1990. L'église Notre-Dame est classée Monument Historique par arrêté du 18 octobre 1993.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 6
Les Halles et l'église Notre Dame
L'ancien petit cimetière des Sables, ou cimetière du Coudrieau, était situé à l'emplacement des Halles centrales. Principal cimetière des Sables jusqu'en 1650, il est supplanté par le cimetière de la Côte, entre la rue Travot et la rue de la Tour, avant d'être définitivement abandonné en 1778.
Sous l'Empire, il est décidé d'y transférer les anciennes halles autrefois implantées au Nord de l'Église. Ces nouvelles halles, ouvertes en mars 1810, sont l'oeuvre de l'ingénieur Prépetit. Le style « Pavillon Baltard » que nous lui connaissons a été imaginé par l'architecte sablais Charles Smolski, et la réalisation en fut confiée à l'entrepreneur Michelin en 1889. L'ultime rénovation des Halles centrales a été menée entre 1990 et 1991 par MM. Barranger et Rebiffé, dans le respect de l'architecture ancienne du bâtiment. Elles ont été inaugurées le 11 janvier 1992. Avec 84 étals, les Halles centrales sont « une véritable galerie marchande de produits frais alimentaires ». À la croisée des chemins du port et de la plage, elle sont depuis un siècle un élément essentiel de l'animation du centre-ville.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 6
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Église Saint-Pierre2 document(s).
L'église Saint-Pierre sans son clocher
Construite à partir de 1913, afin de créer une nouvelle paroisse dans le « Bout de ville », la nef de l’église Saint-Pierre est bénite le 14 juin 1920. L’abbé Charles Marceau en est le premier curé. Par rescrit du 9 février 1948, la Sacrée Congégation du Concile a autorisé la réinhumation de l’abbé Marceau dans l’église.
La seconde partie des travaux, menée par Maurice Durand jusqu’en 1939, concerne tout particulièrement le transept, l’abside et les sacristies. La consécration de l’église Saint-Pierre intervient le 5 septembre 1933, par Mgr Garnier, évêque de Luçon.L'église Saint-Pierre, avec son style romano-byzantin unique en Vendée, s'inscrit parfaitement dans l'art religieux du début du XXe siècle.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 16
L'église Saint-Pierre
Le grand orgue, construit en 1934 par la manufacture d'orgues nantaise Glotton-Debierre, est électrifié en 1978.
Les quatre cloches sont fondues par la Maison Bollée du Mans et leur électrification est réalisée en 1958.
Une maquette de trois-mâts suspendue dans l'église est offerte en 1954 par Auguste Kirié, constructeur de canoës.
Un incendie ravage la crèche le 5 janvier 1974 et endommage sérieusement l'intérieur de l'église.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment fait l'objet de nombreux travaux de restauration et d'aménagements, notamment au milieu des années 1970 et au début des années 1990.
Des rénovations extérieures puis intérieures dans les années 2000 ont redonné tout son éclat à l'édifice dont l'inauguration a eu lieu le dimanche 27 avril 2008.© AMLS, collection de cartes postales en noir et blanc, 11 Fi 144
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L'Hôtel de Ville4 document(s).
Cour intérieure du couvent (futur collège Notre Dame de Bourgenay)
Aimé François Dupleix (1713-1781), le premier maire des Sables-d'Olonne, est élu en décembre 1749. Mais faute d'hôtel de ville, les réunions du corps municipal ont lieu au domicile du maire ou des échevins. Il en sera de même pour leurs successeurs jusqu'à la Révolution Française.
En 1790, les édiles sablais décident de louer une maison commune pour y tenir les séances du Conseil municipal. D'abord installée dans l'ancien couvent (collège Notre Dame de Bourgenay), elle est ensuite transférée dans la maison Tortereau (place du Palais de justice), puis sur le quai dans la maison Vaugiraud, de 1793 à 1803.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 16
La mairie des Sables-d'Olonne, XIXe siècle
Finalement, par décret du 13 Floréal An XI (3 mai 1803), le Premier Consul Bonaparte autorise le maire Simon François Xavier Ferry à acquérir de Marie Anne Gaudin, veuve Simon Galisson, une maison avec ses dépendances pour servir de maison commune (aile de la salle des mariages). L'acte d'achat est signé le 1er Brumaire An XII (24 octobre 1803), moyennant la somme de 6 600 francs.
Cette propriété aux origines incertaines faisait vraisemblablement partie du patrimoine de la famille Gaudin depuis le début XVIIIe siècle. L'année 1715 inscrite au dessus de l'ancienne porte de la Justice de paix, laisse toutefois supposer une date de construction antérieure.
En 1831, l'acquisition de la maison Viaud (aile de droite) permet l'agrandissement de la mairie. La grille d'entrée est ajoutée en 1863 par l'architecte de la ville Gustave Loizeau.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 6
Mairie des Sables-d'Olonne, années 1950
C'est en 1950 que les travaux d'agrandissement et de surélévation de l'hôtel de ville, dans un style méditerranéen, sont réalisés d'après les plans des architectes sablais Maurice Durand et Henri Bertrand. Les armes de la ville et celles de la Vendée ont été gravées de chaque côté de l'horloge par le statuaire angevin René Gourdon. L'inauguration de la mairie a lieu le 6 août 1950, en présence de M. Ingrand, Haut-commissaire au Tourisme.
En 1964, la salle du Conseil municipal est entièrement rénovée par l'architecte Michel François. En 1975, l'aménagement de baies vitrées dans les arcades de l'aile ouest de la mairie permet d'agrandir le service de l'état civil. Dans le même temps, les services techniques déménagent aux "Ombrées", au 36 rue de l'Hôtel de ville.
Nouvelle mairie des Sables-d'Olonne, fin des années 1990
Au début des années 1990, la construction d'un nouveau bâtiment administratif de 2 500 m2, en lieu et place de l'ancien garage Carnoy, est confiée aux architectes Jolly, Barré et Lambot. Parallèlement, la rénovation de l'ancienne mairie est accompagnée de la création d'une passerelle pour relier les deux pôles administratifs entre eux.
Le nouvel hôtel de ville est entré en service le 9 janvier 1995, tandis que les travaux de restructuration de l'ancienne mairie, engagés au mois de septembre suivant, sont terminés en juin 1996. La girouette surplombant l'hôtel de ville a été offerte en 1975 par la cité bavaroise de Schwabach dans le cadre du jumelage entre les deux communes. Elle est la réplique dorée à la feuille d'or de celle de « l'église des Français » de Schwabach. Elle a été restaurée en 1996.
Les deux canons de bronze exposés sous les arcades d'avril 2002 à 2022 ont été repêchés au large des Sables. Leur restauration a été rendue possible grâce au partenariat entre la Ville, l'AVVAS et EDF. Ils sont actuellement exposés à la Jarrie.© AMLS, fonds Photographies N&B et couleur, 18 Fi 17
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L'Hôtel du Remblai et de l'Océan1 document(s).
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La Pendule1 document(s).
La Pendule du Remblai
La Pendule est une réalisation de l'architecte sablais Maurice Durand, inaugurée le 1er juillet 1956. Cette tour d’horloge à quatre faces est construite sur un ancien blockhaus et mesure huit mètres de haut. Élément emblématique du Remblai, elle est devenue au fil des années un lieu de rendez-vous incontournable pour les sablais.
Menacée de disparition lors des travaux de réaménagement du Remblai, de nombreux Sablais et Sablaises se sont mobilisés pour qu’elle soit conservée et restaurée.© AMLS, collection de cartes postales couleur, 12 Fi 428
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La place de Strasbourg1 document(s).
La place de Strasbourg
La place de Strasbourg est autrefois occupée par l'ancien fort de l'Estacade. Construit en 1860 et désaffecté en 1889, la ville en fait l'acquisition en 1892, à condition pour elle d'en conserver à perpétuité l'affectation à la circulation publique. Le fort est démoli par la suite en 1897 et aménagé en place publique.
Les « Feux de la Saint Jean », ainsi que les bals du 14 juillet sont organisés dans les années 1960-1970 sur la place par le comité des fêtes du quartier Saint-Pierre.
La place de Strasbourg est entièrement réaménagée au printemps 2005.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 18
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La place du palais de Justice3 document(s).
Place du palais de Justice, début du XXe siècle
La place du Palais de Justice, était jadis la plus importante place publique de la ville. Elle a été profondément réaménagée entre 1895 et 1897 par l'architecte Charles Smolski et les deux niches des murs de soutènement ont été décorées par deux fontaines en 1899.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 7
Place du palais de Justice, années 1950
Un projet de jardin central est envisagé en 1940, mais il ne sera réalisé qu'une décennie plus tard pour permettre l'accès et le stationnement des véhicules automobiles. La nouvelle place du palais de Justice a été inaugurée le 7 août 1949.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 23
Buste du docteur Godet, années 1910
Sur la place, une statue en l'honneur du marin sablais Daniel Fricaud est inaugurée à l'occasion de la visite du Président de la République Félix Faure le 21 avril 1897.
Un monument à la mémoire du docteur Georges Godet, maire des Sables décédé en 1908 a été érigé à cet endroit par la suite. Ce buste en bronze, inauguré par Charles Dumont, ministre des Travaux publics le 30 avril 1911, a été ensuite enlevé en 1942, par les troupes d'Occupation, pour être fondu.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 7
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La rue des Deux-Phares1 document(s).
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La rue Léon et Léo David1 document(s).
Rue Léon et Léo David
La rue Léon et Léo David rend hommage au célèbre ténor sablais (1867-1963) et à son fils (1911-2002) qui fut à le fondateur et l'âme du groupe folklorique « Le Nouch » pendant un demi siècle. Jusqu'au 1er mars 1963, la rue porte le nom de rue des Tuyaux avant de prendre celui de rue Léin David à la demande du 1er adjoint M. Teillet. En 2005, le nom s'enrichit porte celui de rue Léon et Léo David.
C'est dans cette rue que furent découverts au mois d'octobre 1924 trois sarcophages datés vraisemblablement du VIIe siècle selon Ferdinand Ydier, ancien président de la société d'histoire locale Olona.
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Le Calvaire du Remblai2 document(s).
Place du maréchal Foch, à gauche le calvaire et son jardin
Le calvaire du Remblai est situé sur l’emplacement de l’ancien cimetière de la Côte (ou Grand Cimetière). Celui-ci, créé au milieu du XVIIe siècle, était délimité par les actuelles rues Travot, du Palais, de la Tour et le quai du Remblai. Interdit le 14 avril 1794 (pour manque de place pour de nouvelles sépultures), il est transféré dans la luzerne du sieur de Vaugiraud, l'actuel cimetière rue de l'Armistice.
Laissé à l'abandon, l'ancien cimetière a servi alors de parc pour les équipages et l'artillerie des armées. Il est vendu comme bien national en 1800 au sieur Antoine Coppat, médecin de Jard, qui l'a revendu à son tour en 1809 au sieur Jean-Louis Chaillot, aubergiste. Le lieu est finalement acquis le 19 avril 19820 par la Fabrique des Sables, au nom et pour le compte de la paroisse des Sables, afin de rendre ce lieu à la piété publique. Il est alors décidé d'y ériger un calvaire. Les travaux du calvaire sont réalisés par l'entrepreneur Barreteau fils. Le bois de la croix a été donné par Mme Ozanne Laisné. Quant au Christ en bois, il est livré le 4 juin 1821 par le sculpteur sablais Jean-Emmanuel Mercier, moyennant la somme de 500 francs [Ce premier Christ en bois a été donné par la suite à la paroisse de La Chaume et restauré en partie (le buste) par Clément Dubernet].Le calvaire est béni le 6 juin 1821 par Mgr Paillou, évèque de La Rochelle.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 7
Le Calvaire du Remblai
Faisant suite aux lois de séparation de l'Église et de l'État, le décret du 8 février 1911 attribue à l'hôpital hospice des Sables le jardin du calvaire. Celui-ci est mis en vente la même année pour financer les travaux de construction du nouvel hôpital boulevard Pasteur. L'ensemble des lots est vendu par adjudication à M. Emmanuel Eriau, spéculateur en biens demeurant à Aizenay pour la somme de 180 540 francs, avec l'obligation pour celui ci de faire édifier des constructions sur chacun des lots dans un délai de deux ans. Une partie de ceux-ci est acquise par Maurice Durand, architecte sablais et son frère Armand.
C'est d'ailleurs à Maurice Durand que sont confiés les travaux de restauration du calvaire en 1913.
En 1923, le Christ du calvaire est entièrement remis à neuf pour la grande mission catholique qui s'est déroulée à Pâques.
Soixante ans plus tard, la construction de l'ensemble immobilier du Passage du Palais va définitivement occulter la vue du Calvaire.© AMLS, collection de cartes postales en noir et blanc,11 Fi 133
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Le cinéma Rex1 document(s).
Le Rex, plan de façade des années 1990
L'ancien cinéma Rex était situé à l'angle de la rue Saint-Pierre et de la rue des Deux-Phares. Inauguré le 11 février 1948, il ne comportait qu'une seule salle qui fut entièrement restaurée en 1957. Le Rex, qui n'était ouvert qu'en période estivale, a existé jusqu'en 1983. Entièrement réhabilité en 1990, ses locaux sont désormais occupés par une association caritative.
© AMLS, fonds Direction des services techniques, 1480 W 1
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Le jardin du palais de Justice1 document(s).
Jardin du Tribunal
Avant d'être transformé en square, ce lieu était une ancienne prison dont la construction remonte à 1825.
Cet édifice de 13 m², composé d'un étage et d'une cour enserrée d'un mur de clôture de 4 m de haut, pouvait recevoir jusqu'à 90 prisonniers selon un document d'époque. Cette prison est désaffectée en 1889 après son transfert dans le quartier des Dunes (actuel boulevard Pasteur).
C'est en 1893 que le Département fait don à la Ville des Sables de la parcelle de l'ancienne prison pour la convertir en square. Le mur d'enceinte est percé de grandes baies en 1920, avant d'être surmonté par un mur surmonté d'un auvent en béton armé en 1962, suivant les plans de l'architecte Michel François. L'ancien kiosque à musique est de son côté remplacé par un podium.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 7
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Le palais de Justice1 document(s).
Le palais de Justice, début du XXe siècle
Le palais de Justice était autrefois situé à l'emplacement de l'immeuble des « Nouvelles Galeries », place de la Résistance. Son transfert dans la partie ouest de la place d'Armes - ancienne place Carcado - est opéré en 1849, en lieu et place de l'établissement de bains Chaigneau. En 1844, celui-ci avait obtenu de la Ville la concession d'un terrain communal pour son projet. L'entreprise ayant échoué, la Ville propose alors au Département de faire l'acquisition de ce bâtiment pour y établir le nouveau palais de Justice.
En 1881, la vétusté du Tribunal impose d'importants travaux de reconstruction. Malgré un sérieux litige entre la Ville et le Département au sujet de l'emprise du tribunal, l'inauguration du nouveau Palais de Justice a lieu le 3 avril 1883. Il est l'œuvre de M. Loquet, architecte du Département.
Après d'importants travaux menés dans les années 1960, le projet de réhabilitation du Palais de Justice est lancé en 2001. Les études ont été confiées à l'architecte Bonnot, qui s'est également occupé des travaux de rénovation du jardin du Tribunal en 2004.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 7
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Le quartier du Passage4 document(s).
Vue du quartier du passage, années 1910
Avec ses ruelles étroites, le Passage était, avec La Chaume, le quartier traditionnel des pêcheurs. Les bistrots du port étaient le lieu de rendez-vous privilégié des marins qui s'y retrouvaient après chaque marée pour y faire leurs comptes.
Conséquence de la construction de la petite jetée au XVIIIe siècle, l'accumulation de sable a permis l'agrandissement du quartier dans la portion actuelle des « Atlantes ». Pendant la Révolution, la guillotine était installée sur cette nouvelle dune.
Le quartier du Passage abritait autrefois l'ancienne caserne des douanes, l'ancienne sous-préfecture, la gendarmerie, des usines de conserves comme Saupiquet et de belles maisons d'armateurs.
© AMLS, collection de cartes postales en noir et blanc, 11 Fi 1067
La caserne des douaniers
L'ancienne caserne des douanes, située sur le quai, était à l'origine un couvent construit en 1681 pour l'éducation catholique des jeunes filles protestantes. Le couvent comprenait également la chapelle de Notre Dame de Bon Secours aujourd'hui disparue. Pendant la Révolution, le bâtiment sera successivement transformé en prison puis en caserne des douanes. Depuis 1985, celui-ci a fait place au Village de Vacances.
En ce qui concerne l'ancienne sous-préfecture, celle-ci fut construite en 1856 à l'emplacement de la maison d'Aimé René Dupleix, juge du district pendant la Révolution française et maire des Sables de 1816 à 1820. La sous-préfecture fut l'une des fiertés du Passage avant son transfert à La Chaume en 1981. La ville fait l'acquisition des bâtiments en 1984 pour les convertir également en village de vacances et y installer une halte garderie en 1986.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 16
Les bains douches rue Marcel Garnier
Côté Remblai, à partir de la fin du XIXe siècle, le Passage s'étoffe avec l'ouverture du Grand Casino en 1876, l'implantation d'une école maternelle en 1888, de bains douches municipaux rue Marcel Garnier en 1927 et des services de l'Équipement quai Guiné.
En 1955, le Grand Hôtel fait place au Miramar, premier immeuble du Remblai.© AMLS, collection de cartes postales en noir et blanc, 11 Fi 122
Vue aérienne du quartier du Passage, fin du XXe siècle
De 1982 à 1985, le Passage est le premier quartier de la ville à bénéficier d'une Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat (OPAH).
La Base de Mer est quant à elle édifiée en 1988 d'après les plans des architectes Troussicot et Pondevie.En 1998, le Centre International de Rencontres « Les Atlantes », succédant au vieux casino du Remblai, s'est implanté tout naturellement dans ce quartier historique.
© AMLS, collection de cartes postales (dons), 10 Fi 160
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Monument aux Morts1 document(s).
Monument aux Morts
Représentant la « Victoire ailée », le monument aux Morts des Sables-d’Olonne est l'œuvre du sculpteur angevin Maurice Legendre (1875-1964). De 8 mètres de haut et pesant 36 tonnes, il se compose d’une plate-forme en ciment armé, d’un socle en granit, de quatre plaques en marbre, où sont gravés les noms des 455 Sablais « Morts pour la France » en 1914-1918, et de deux attributs (armes de la ville et palmes) en bronze. Le granit clair, du Kersanton, provient de la rade de Brest. La date « 1914-1918 » est retirée de l’inscription « La Ville des Sables-d’Olonne à ses enfants morts pour la France » en 1955, afin d’honorer « sans distinction tous ceux qui sont tombés ou qui peuvent encore tomber pour la sauvegarde de notre Pays ». Le monument est ceinturé par un massif de terre végétale protégé à sa périphérie par un entourage en granit bleu de la Contrie.
C’est en juillet 1919 que le Conseil municipal décide « d’ouvrir un concours pour ériger un monument aux Morts de la Patrie ». Une étude est réalisée par les architectes sablais Smolski, Charrier et Durand, qui ne sera finalement pas retenue.
La construction du monument est approuvée par décret du président de la République le 23 avril 1921. L’année suivante, le maire Louis Poiraud signe un traité avec M. Legendre, statuaire à Angers, pour la réalisation du monument pour un salaire de 95 500 francs.
Après trois années de travail, le monument est inauguré le 11 novembre 1925, place du Poilu de France.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 1
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Quartier de la Rudelière5 document(s).
Le Casino des Pins à la Rudelière, années 1900
Autrefois située sur la commune du Château-d'Olonne, la forêt de la Rudelière a été cédée par l'État à la Ville des Sables-d'Olonne en 1909 et rattachée définitivement à celle-ci en 1913. Le premier casino des Pins (1896-1933), avec son architecture landaise à colombage, a été construit par Jean Nicot. Son « Grand Bal des Sablaises » en faisait un lieu de divertissements incontournable à la Belle Époque, facilement accessible grâce au tramway.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 8
Entrée du Parc des Sports, années 1920
L'aménagement du quartier de la Rudelière s'est opéré dans les années 1920, d'après des plans de l'architecte Maurice Durand. Celui-ci s'est également occupé, en 1928, de la construction du Casino des Sports où se sont succédés les grands noms de la chanson française, sans oublier les fameux « Galas Doudou » et la boite de nuit « Le Sand's ». Depuis 1998, le Casino des Pins, avec son style « Louisiane », s'est substitué à l'ancien établissement.
L'inauguration du parc des Sports de la Rudelière a lieu en 1925. C'est à MM. Imbert et Alonzo qu'avait été confié le soin d'aménager le terrain de football, la piste cyclable et les courts de tennis sur ce terrain sablonneux de 17 hectares planté de pins. Le stade est devenu, au fil des saisons sportives, le fief des « Tigres Vendéens », du Rugby-Club Sablais et du S.E.C. Athlétisme.
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 8
Équipe de football au Parc des Sports de la Rudelière
© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 8
Vélodrome du Parc des Sports
La piste, aux virages plus relevés que ceux du Vel d'Hiv', a vu s'affronter les plus grands champions de cyclisme (Coppi, Bobet) et de motos jusqu'en 1959 où un accident mortel met fin à ce genre de compétitions. Le Tour de France marquera de son empreinte mythique le Parc des Sports en 1949 lors de l'arrivée de l'étape "Saint-Malo - Les Sables" remportée par Deledda.
Outre les manifestations sportives, le Parc des Sports fut aussi le théâtre des inoubliables fêtes d'été des Écoles publiques des Sables et de La Chaume, pouvant réunir jusqu'à 2 500 enfants. Le Parc des Sports a été entièrement réhabilité et inauguré en 2001.
Le 1er circuit de vitesse automobile et motocyclette dans la forêt de la Rudelière est inauguré en 1951 et va servir à accueillir le Grand Prix automobile.© AMLS, fonds Léo Leboucher, 44 Fi 8
Camping du lac, années 1970
D'autres infrastructures, à l'image du camping du Lac en 1958, vont prendre place dans la forêt de la Rudelière. Ainsi le parc zoologique, ouvert en 1963 et associé depuis 1975 au zoo de Doué la Fontaine, constitue un pôle d'attraction d'un intérêt éducatif indéniable pour toutes les générations. En 1969, c'est au tour du Tennis Club Sablais de prendre place au coeur de la forêt, suivi par la piste de la Prévention Routière et par le Poney Club, le stand de tir en 1983 et la thalassothérapie en 1989. En 2004, l'aménagement de l'avenue Rhin et Danube finalise l'embellissement du site. Depuis plus d'un siècle, la forêt de la Rudelière et ses équipements de qualité contribuent largement à la renommée de la station balnéaire.
© AMLS, collection de cartes postales couleur, 12 Fi 593
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Villa Mirasol 1 document(s).
Villa Mirasol
La Villa Mirasol (immeuble privé) est construite en 1914. Elle est inscrite sur la liste dite supplémentaire des Monuments historiques. Cette inscription a eu lieu le 29 octobre 1975. La protection concerne également un ensemble de bâtiments sur le rue Travot – dont la Villa Mirasol – et porte sur « les façades et toitures donnant sur la rue. » L’architecte était Maurice Durand et le sculpteur Maurice Legendre.
