Maires castelolonnais

1790-1791 / Calixte Aimé PLISSONNEAU (1759-1833)

Signature de Calixte Plissonneau, 1791 (png - 130 Ko)

Issu d’une famille de la bourgeoisie locale rurale, Calixte Aimé Plissoneau est né le 15 février 1759 à Saint-Vincent-sur-Graon. Il habite avec son épouse Louise Robin au lieu-dit Le Génétier au Château-d'Olonne, sur ses terres qu'il loue à des métayers.

Lorsqu'en mars 1789 le roi Louis XVI convoque les États généraux, Calixte Plissonneau participe à la petite assemblée du Tiers-État du Château-d’Olonne qui rédige le cahier de doléances de la paroisse. En compagnie d’Henri Jérôme Boisson, fermier général de l’abbaye Saint-Jean d'Orbestier, il est désigné le 3 mars par l’assemblée des habitants pour la réprésenter aux États généraux de Fontenay-le-Comte.
Calixte Aimé Plissonneau est élu maire le 31 janvier 1790, le scrutin se concluant en sa faveur avec 18 voix contre 6. Il met en place la première municipalité, composé de cinq autres membres, MM. Boisson, Jérôme Barbeau, Jean Chauffeau, Jacques Girard et Charles Tortreau.

Le 27 décembre 1791, l'assemblée procède à une nouvelle nomination des membres et notables de la municipalité du Château et M. Jacques Girard est élu maire. Ce dernier nomme Calixte Plissonneau officier municipal.

Calixte Aimé Plissoneau est décédé le 4 mars 1833 à son domicile au Génétier, à l'âge de 74 ans.

1791-1792 / Jacques GIRARD

Signature de Jacques Girard, 1791 (png - 182 Ko)

1792-1796 / Étienne BIRET

Signature d'Étienne Biret, 1795 (png - 185 Ko)

Élu le 9 décembre 1792, Étienne Biret est un curé constitutionnel ayant prêté serment à la constitution civile du clergé pendant la Révolution française.

1796-1799/ Joseph Preux MERLAND (1790-1861)

Né à Saint-Gilles-sur-Vie le 20 juin 1790, décédé aux Sables-d’Olonne où il était propriétaire, le 23 novembre 1861. Il était le fils de Julien Merland, docteur en médecine, né à L’Ile d’Olonne le 28 février 1759, décédé à St-Jean d’Orbestier le 5 mai 1828 et qui fut Maire de Saint-Gilles-sur-Vie le 19 frimaire an II (9 décembre 1793). Le corps de Joseph Preux Merland a été transporté au Château-d'Olonne pour y être inhumé.

1799-1800 / Calixte Aimé PLISSONNEAU (1759-1833)

1800-1801 / ROUX

Décès en 1801.

1801-1813 (?) - Pierre DENIS

Nommé le 9 prairial an IX en remplacement de Roux décédé.

1814 / HERBERT

1814-1815 / Joseph-Preux MERLAND (1790-1861)

Signature de Joseph-Preux Merland (png - 226 Ko)

Second mandat.

1815 / Arsène BROSSARD

Signature d'Arsène Brossard (png - 190 Ko)

1816-1830 / Pierre ARNAUD

Signature de Pierre Arnaud (png - 172 Ko)

Maréchal, démission en 1830.

1830-1837 / Joseph-Preux MERLAND (1790-1861)

Signature de Joseph-Preux Merland (png - 267 Ko)

On lui doit la création de la première école publique du Château-d'Olonne en application de la loi Guizot de 1833. Conseiller général du canton des Sables-d'Olonne de 1845 à 1857.

1837-1856 / Pierre ROBIN

Signature de Pierre Robin (png - 108 Ko)

1857-1868 / Eugène GUÉRINEAU (1816-1868)

Signature d'Eugène Guérineau (png - 91 Ko)

Né le 8 octobre 1816 à Aubigny, fils de Françoise née Plissonneau et de Pierre Guérineau (ancien Maire d'Aubigny de 1830 à 1844), petit-fils de Calixte-Aimé Plissoneau qui fut le premier magistrat du Château d'Olonne entre 1790 et 1792. Propriétaire du Logis du Genetier comme son grand-père, c'est à lui que l'on doit la reconstruction de la demeure rurale actuelle au milieu du XIXe siècle entre 1848 et 1850. Eugène Guérineau décède aux Sables d'Olonne le 26 mars 1868 mettant fin ainsi à son mandat de Maire commencé en 1857.

1868-1870 / Auguste BOISARD

Signature d'Auguste Boisard (png - 187 Ko)

1870-1871 / Jacques Benjamin Constant MEUNIER (1824-1898)

Signature de Jacques Benjamin Meunier (png - 63 Ko)

Né à Chantonnay le 24 avril 1824, décédé le 27 novembre 1898. Avoué à Niort. Il avait épousé au Château-d’Olonne, le 12 août 1856, Anne Osmane Coralie Landois. Il était propriétaire du logis de la Combe.

1871-1900 / Auguste BOISARD

Signature d'Auguste Boisard (png - 177 Ko)

1900-1933 / Georges-Henri COLINS (1860-1933)

Portrait de Georges-Henri Colins (jpg - 1006 Ko)

Fils de Louis Césaire Colins (1819-1894), inspecteur des Eaux et Forêts, et de Noëmie Julie Tarin (1835-1926), Georges-Henri Colins est né à Paris (Seine) le 3 février 1860. Il épouse de Pauline Halgan (1872-1940), fille de Emmanuel Léonce Halgan, sénateur de la Vendée de 1879 à 1882, et Marie Françoise Bardoul, avec qui il a trois enfants dont Paul Colins. Il fait l'acquisition du Logis du Fenestreau en 1888.

Propriétaire ayant le goût de la politique, à tendance royaliste et catholique, Henri Colins est élu conseiller municipal de Château-d'Olonne en 1892 et en devient maire en 1900. On lui doit notamment les premiers travaux d’électrification de la commune. Henri Colins entre au Conseil général pour y représenter le canton des Sables-d'Olonne en 1913, fonction qu'il occupe jusqu'en 1925. Aux élections générales législatives du 11 mai 1924, il prend la dernière place de la liste du cartel vendéen d'union nationale, qui est élue tout entière. Il recueille personnellement 52 414 voix sur 103 924 votants. N'appartenant à aucun groupe, il partage son temps entre la Commission de la marine marchande et celle de la marine militaire. Il ne dépose aucune proposition de loi, aucun rapport, et n'aborde jamais la tribune. Il ne se représente pas aux élections générales des 22 et 29 avril 1928, qui ont lieu au scrutin uninominal, et retourne dans ses propriétés.

Grand amateur d’histoire locale et d’archéologie, Henri Colins est le co-fondateur avec Ferdinand Ydier de la société d’histoire locale Olona (Groupe d’étude historique, maritime et archéologique) créée en 1924. Il fut également l’auteur de nombreux articles sur l’histoire de la Vendée qui furent publiés dans la Revue du Bas-Poitou et de celle de L’étoile de la Vendée. Il fut notamment l’auteur d’un Guide illustré aux Sables d’Olonne et aux environs et de nombreuses nouvelles sur le folklore et les légendes vendéennes. Il mène plusieurs études et travaux de fouilles sur le Pays des Olonnes dont il conserve certaines découvertes.

Henri Colins est l’un des rares habitants à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle à posséder une appareil photographique sur la commune. C’est à lui que l’on doit les photographies de l’église Saint-Hilaire avant sa reconstruction au début du XXe siècle.

Georges-Henri Colins meurt à son domicile du Fenestreau le 17 octobre 1933.

 

1933-1947 / Paul COLINS (1897-1979)

Portrait de Paul Colins (jpg - 276 Ko)

Paul Colins est né le 1er juillet 1897 à La Boissière à Vertou (Loire-Atlantique) et épouse Agnès de Bersaucourt (1897-1983) le 24 mai 1922 à Versailles (Yvelines) avec qui il a deux enfants.
Combattant dans le 51e régiment d’artillerie lors de la Grande Guerre avec son frère jumeau Pierre et cité à l'ordre de leur régiment, il obtient la croix de guerre en octobre 1916 (son frère l'obtient en novembre 1917).

Paul Colins est élu maire du Château-d'Olonne en 1933 suite au décès de son père. Fait prisonnier au début de la Seconde Guerre mondiale, il est démobilisé en 1941 et assure ses fonctions jusqu’en 1947. La fin de son mandat, outre les événèments liés à l'Occupation, se caractérise par la poursuite de l'électrification de la commune, l'installation d'un bureau de téléphone à la Pironnière et la réparation de l’église suite aux dégâts provoqués par la tempête de 1943.
Paul Colins a exercé la fonction de président de la Société de courses des Sables d'Olonne.

Il décède le 11 octobre 1979 au Château-d'Olon

1947-1966 / Séraphin BUTON (1895-1966)

Séraphin Buton, l'écharpe tricolore en ceinture, prononçant un discours entouré de ses adjoints (jpg - 1815 Ko)

Vétérinaire (maréchal-expert), Résistant, membre de la Libre Pensée, de la loge maconnique « Émancipation sablaise » et de la Ligue des Droits de l'Homme. Élu conseiller municipal en 1925, il est démis de ses fonctions par le préfet de la Vendée en 1941 pour avoir refusé de signer une adresse au Maréchal Pétain. Membre de la Résistance, il intègre le Comité départemental de Libération en 1944. Réélu au Conseil municipal du Château-d'Olonne, il devient maire le 31 octobre 1947. C'est sous son mandat que fut construit un nouvel Hôtel de Ville inauguré en 1964.

1966-1975 / Paul BELMONT (1909-1975)

Portrait de Paul Berlmon (jpg - 143 Ko)

Né en Isère, il a fait toute sa carrière dans l'armée jusqu'à être élevé au rang de Commandant d'infanterie. Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne de Tunisie, débarque en Corse, en Italie avec les troupes du Maréchal de Lattre de Tassigny puis dans le sud de la France. Fait prisonnier lors de la guerre d'Indochine, il est libéré en septembre 1954. Élu conseiller municipal sur la liste de Séraphin Buton en 1965, il est élu maire en 1966. Officier de la Légion d'Honneur, titulaire de nombreuses décorations dont la Croix de Guerre 1939-1945 (3 citations).

1975-1981 / Pierre ARROUET (1928-2010)

Portrait de Pierre Arrouet (jpg - 63 Ko)

Maître d'oeuvre en bâtiments.

1981-1989 / Jacques LE BEL (1923-2016)

Portrait de Jacques Le Bel assis derrière son bureau, tenant un stylo en main (jpg - 39 Ko)

Cadre d'entreprise.

1989-2014 / Jean-Yves BURNAUD (né en 1946)

Portrait de Jean-Yves Burnaud, assis à son bureau et tenant un stylo à la main (jpg - 865 Ko)

Directeur de clinique, vice-président de la Communauté de communes des Olonnes, il a été élu maire en 1989, 1995, 2001 et 2008. Il s'est vu décerner le 14 juillet 2015 le titre de maire honoraire du Château-d'Olonne.

2014-2018 / Joël MERCIER (né en 1957)

Portrait de Joël Mercier, assis à son bureau et tenant un stylo en main (jpg - 510 Ko)

Agent d'assurance. Conseiller municipal et adjoint aux finances de 1995 à 2014, puis premier adjoint de 2001 à 2014.

Une toute jeune municipalité assaillie

Extrait du registre des délibérations du Château-d'Olonne, 24 août 1791 (jpg - 40 Ko)

Le 21 août 1791, après plusieurs semaines de tensions entre une partie de la population soutenant l’abbé Lebédesque désigné par les autorités religieuses et la municipalité en faveur du curé jureur Étienne Biret, une centaine de personnes hostiles à ce dernier fait irruption dans la réunion des officiers municipaux. Menés par les frères Simonet, les émeutiers contestent violemment la fermeture de l’abbaye Saint-Jean d’Orbestier et séquestrent l’assemblée municipale en exigeant son renvoi. Prudents face à cette agitation, le maire Calixte Plissonneau ainsi que MM. Jacques Girard, premier officier, et Pascal Gaudin, procureur de la commune, déposent leurs démissions.

Le 24 août, une commission - composée de Charles Dardel, administrateur, et Jacques Degounor, procureur du syndic – est dépêchée par la ville des Sables-d’Olonne pour mener l’enquête sur cet événement jugé inquiétant. Suivant ses conclusions, la délégation réintègre MM. Plissonneau, Girard et Gaudin « dans leurs fonctions […] respectives, comme par le passé, les prétendues démissions inscrites au registre étant regardées comme nulles et non avenues, ayant été arrachées par la force et la violence d’une partie des habitants de la commune séditieusement attaquée ». Après cet incident, le calme semble être revenu mais quatre cavaliers et un brigadier du 16e régiment de cavalerie sont en temps cantonnés dans la paroisse.