René Rapiteau (1938-2022), passeur de la mémoire olonnaise

René Rapiteau est né le 7 octobre 1938 dans le bourg d’Olonne, son père occupant la profession de cultivateur et sa mère de lingère. Après une carrière dans la peinture en bâtiments, il renoue avec sa passion de l'Histoire, nourrie depuis son enfance par une curiosité et une documentation assidues.

S'imposant rapidement comme un référent de l'histoire d'Olonne-sur-Mer, René Rapiteau organise régulièrement des visites guidées du site de Pierre-Levée et est l'un des membres fondateurs de l'association Mémoire des Olonnes. En 2015, il accorde une série d'entretiens à la Ville d'Olonne-sur-Mer. Menés par Anita Trichet, ils abordent l'histoire du territoire olonnais de la Préhistoire au Moyen Âge avec des focus particuliers sur les lieux remarquables et les individus qui ont fait Olonne-sur-Mer. Nous vous proposons d'en consulter ici les résumés.

Gardien de la mémoire olonnaise, M. Rapiteau s’est éteint le 16 janvier 2022 à l’âge de 83 ans.

René Rapiteau debout, xxtrait du documentaire "Il était une fois Olonne" (jpg - 241 Ko)

Vidéo n°1, La Préhistoire et l’Antiquité ; Interview, Anita Trichet ; Vidéo, ville d'Olonne-sur-Mer

Origine du mot Olonne

Olonne pourrait avoir des racines celtiques.

Durant l’âge du Bronze, la butte d’Olonne n’était pas recouverte d’arbres, la seule grande forêt se situait à Talmont, et était entourée d’eau. Les populations locales auraient appelé cette butte « All Olne », c’est-à-dire « pays au-dessus de l’eau ». À l’époque romaine, Olonne se nommait « Olona » et aux XVIe et XVIIe siècles, Olonne était « Grand Olonne ».


Vie au Néolithique

Le territoire d’Olonne était déjà habité au Néolithique et conserve aujourd’hui quelques sites archéologiques : « l'Orgeassière », « la Chevetelière », Pierre-Levée avec ses menhirs ou encore les Caltières. Ce dernier terrain est reconnu archéologiquement depuis environ 60 ans.

On a retrouvé sur un site archéologique des traces d’habitations, les trous des poteaux des maisons et les pierres qui les calaient. Ces habitations faisaient parfois 15 m sur 20 m de long. À l’une des extrémités logeaient les animaux, souvent des chèvres. La famille étendue logeait dans l’autre partie de la maison. Les murs étaient réalisés avec des branches d’arbre enduites de graisses et les toits étaient en chaume.

C’est une population de chasseurs cueilleurs, arrivée il y a environ 10 000 ans de l'Est, de la Mésopotamie ou la Perse. On peut noter deux types de migration :

  • une qui passe par le sud du Massif Central jusqu’aux Pyrénées et l’Aquitaine. On va retrouver aux Caltières, des poteries d'un style similaire à celles retrouvées notamment à Saintes en Saintonge (Charente-Maritime).
  • une seconde qui passe par le nord de l'Europe via le Danube pour arriver dans le nord de la France. On va retrouver en Alsace un même style de poterie que du côté de Nantes.

Ces deux courants vont se rejoindre pas très loin de la Loire. De ces migrations est probablement issue la population olonnaise de l’époque.

L’océan avait deux entrées d’eau, une au Havre d’Olonne, entre la pointe de La Chaume et la rue Guynemer aux Sables-d’Olonne, et l'autre à la Gachère. Tous les marais d’Olonne, de l'Île-d’Olonne etc, constituaient le Golfe d'Olonne

Cette population nomade de chasseurs cueilleurs se sédentarise rapidement. Ils vont cultiver du blé, de l’orge, des pois, etc. Ils vont également pratiquer l'élevage, comme les chèvres et à partir de leur lait, ils produisent du fromage. Ils pratiquent aussi la pêche et mangent des coquillages. Des fours de style polynésien ont été retrouvés sur ces sites, des fours qui font 4,5 m de long par 2,5 - 3 m de large, constitués de galets chauffés à blanc. Ils servaient à cuire la viande mais aussi, autre hypothèse, à récupérer du sel.

Suivant les indications des archéologues, ces six sites archéologiques comptaient environ 1 000 à 1 500 personnes, réparties sur plusieurs villages.  L’entrée d’un village pouvait être décorée avec un fronton composé de têtes d’animaux séchées, des ossements, etc., et plus elle était grande, plus le chef était important. Les populations locales amenaient des arbres de la grande forêt de Sainte-Foy et creusaient des barques dans les troncs. On peut retrouver dans les marais des pieux en chêne dans la vase avec lesquels on amarrait ces barques. Parmi ces fours datant du Néolithique (environ 4 500 ans avant notre ère), l’un d’eux est coupé en deux par un autre fossé, creusé par les hommes de la préhistoire : il s’agit du fossé qui entourait le village. Ce type de fossé fait parfois de 1,50 à 2 m de profondeur et 1,2 m de large. Au fond de ce fossé ont été retrouvées des calcinations datant de 9 700 ans avant notre ère. Le site est donc beaucoup plus ancien que le Néolithique récent.

À partir de l’âge du Bronze, le fossé des Sarrasins séparant Olonne et Sainte-Foy est réalisé. C'est une sorte d’enceinte, entre les Rousselières et Les Pitrassières, et visible à la croisée des Terres Rouges, qui entoure Olonne. Des armes de bronze ont notamment été retrouvées dans ce fossé.

Premier tracé d’urbanisme d’Olonne

M. RAPITEAU explique que Mme DURAND-EPAUD pensait que la configuration des terrains et des chemins de terre, des prés, des champs laissait entendre qu'il y avait eu dans l'Antiquité une grande cité importante sur la butte d'Olonne.

 La population locale aurait réalisé un « plan d’urbanisme » à partir d'une pierre en quartz blanc sur « Malagué  située au centre du village, repère détruit de nos jours. Le village était jalonné de cercles concentriques autour de cette pierre et sur ces cercles, d’autres pierres étaient placées à des endroits précis indiquant le calendrier [en fonction des étoiles et du ciel] :

  • la pierre du zénith, qui indiquait midi pile quand le soleil était au plus haut, à un endroit précis sur [Rouge Brandau ?] à côté de la route des sables, rue des Ouches d’ailleurs ;
  • la pierre de Beauregard, qui était à la pierre des équinoxes ;
  • la pierre de l'Arbouèche, le pré de Saint-Jean, pour le solstice d'été.

Époque gallo-romaine

L’implantation de Gaulois est démontrée par la présence d’un oppidum gaulois, d’environ 700 m de long par 650 m de large. Il se situe entre la « Rocquerie » au nord, « Malagué », au milieu la [Rouère] et au sud la Jarrie, les Rigottières et [Pré Gouat]. C'était les limites de la ville gauloise.

 Les Romains sont arrivés sur Olonne vers 40 ou 50 avant Jésus-Christ.

Vidéo n°2, L'époque romaine et le Moyen Âge ; Interview, Anita Trichet ; Vidéo, ville d'Olonne-sur-Mer

Époque romaine

Il y a très peu de vestiges romains sur Olonne-sur-Mer, apparemment détruits au cours des dernières années.
Le cardo romain d’Olonne-sur-Mer part de La Jarrie vers le nord et comprend la côte de la Violette qui descend sur la salle la Licorne, le Super U, etc., jusqu’à la gare d’Olonne. À noter que le nom de la côte de la Violette ne vient pas de la fleur mais de la dénomination latine, la via latta, la voie large, qui va du sud au nord. Par la suite, la locution aurait été déformée en via lette puis violette.

Le decumanus (voie orientée d'est en ouest, dans une ville, un camp ou une colonie romaine), orienté sur le solstice d’hiver, se termine vers les Cordeliers et sur les deux routes principales d’Olonne-sur-Mer.

Afin de protéger les salines et les plantations viticoles implantées par les Romains, une garnison de soldats est installée au lieu-dit de Rome, en complément du camp romain des Essarts. Ce lieu de Rome serait connu des Olonnais qui l’appelaient le chemin de Rome. L’adage local « aller à Rome » témoignerait de son existence. On a retrouvé dans une grange à Rome, d’après Mme DURAND-EPAUD, une arcature et une construction d’appareillage de pierre de l’époque romaine. Au décès des propriétaires de cette grange, le terrain a été vendu et les promoteurs ont détruit les bâtiments existants. Ce chemin de Rome serait aujourd’hui la rue des Nénuphars.

L’ensemble des routes qui sortaient de la cité descendait sur le marais et sur l'ancien village des Caltières. On y aurait retrouvé un habitat du Moyen Âge.

La Grande Rue actuelle daterait de l’époque romaine, elle faisait alors 10 m de large, et passait par le « cardo ». Ses égouts, qui auraient été refaits dans les années 1970, comprenaient des drainages, routiers et autres éléments datant des égouts romains originaux.

Le forum était une grande place, délimitée par la rue de Vendôme, la rue Joffre, la rue Émile Lansier au nord et la rue du 8 mai 1945.
L’emplacement du forum porterait toujours le nom de jardin des « Hors ». Son appellation viendrait du latin hortus, jardin. L’ancienne maison TRICHET serait construite sur ce jardin ainsi que les maisons à l’angle qui appartenaient autrefois à la Bauduère.

La cité romaine était également constituée d’une basilique romaine, dévouée à un dieu romain inconnu. L’église d’Olonne aurait été construite ou réaménagée à partir de cette basilique.

 

Moyen-Âge

Après l’extinction de l'empire romain, vers le IVe siècle, Olonne-sur-Mer est évangélisée par Saint VIVANT (disciple de saint Hilaire de Poitiers). Voyageant entre Olonne et Saint-Vincent-sur-Graon, il aurait réalisé des miracles et a fait des adeptes. Ses moines vont conserver ses reliques sur Olonne-sur-Mer malgré l’invasion d’une armée omeyyade tout au long du VIIIe siècle. Celle-ci subit une défaite en 732 à Poitiers face à l’armée de Charles MARTEL, mais d’autres groupes armés musulmans seraient présents jusque dans les Deux-Sèvres et en Vendée où ils effectuent des pillages. La légende rapporterait qu’en 732, un matin du mois de mai, des soldats omeyyades arrivent à Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai et investissent l’église pour s’abriter. Au matin, devant le givre, ils auraient pris peur, se seraient rendus et seraient partis (voir le site officiel de cette commune déléguée de Bressuire, qui donne une autre version de cette légende).

Après les invasions omeyyades, la contrée fait face aux invasions normandes vers le IXe siècle. Les Vikings auraient installé deux bases sur les côtes atlantiques sud : une base à Noirmoutier et une base à [Taugon] en Charente-Maritime. Via Noirmoutier, les Vikings envahissent l'entrée de la Loire, remontent le fleuve en passant par Nantes et pillent le centre de la France. Par [Taugon], ils remontent la Charente et envahissent ces pays.
Les moines de Saint-Vivent, basés autour de l’ancienne basilique romaine d’Olonne, décident de mettre les reliques de leur saint en sûreté et partent pour Clermont-Ferrand où ils sont reçus par l’évêque ALGIMAR. Ce dernier les envoie chez son neveu [OTTE-GUILLAUME], comte de Mâcon et comte palatin de Bourgogne qui va leur faire construire des bâtiments claustraux à Vergy [en Haut Tunois]. Les reliques ne reviennent sur Olonne-sur-Mer qu’en 1937. Les religieux, pour remercier le comte de Bourgogne, vont lui donner toutes leurs possessions sur Olonne-sur-Mer, dont l’église, les salines, les marais, les prés, les vignes, etc. Ces biens sont ensuite légués à ses filles les comtesses AGNÈS et AMÉLIE de Bourgogne.

Les invasions normandes prennent fin avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte (conclu à l'automne de l'année 911 entre le roi des Francs CHARLES III le SIMPLE et ROLLON, un chef viking, il permet l’établissement des Normands en Neustrie, en partie l’actuelle Normandie). Le comte de Poitou et duc d'Aquitaine, GUILLAUME III d'Aquitaine dit GUILLAUME TÊTE D’ÉTOUPE, va entreprendre de remettre en état les édifices abîmés sur son territoire, dont l’église d’Olonne. Cette dernière est terminée vers 980, sous le règne de LOUIS V. La date de 1042 présente dans l’église est celle d'un cartulaire, c'est-à-dire un acte passé entre les moines de Sainte-Croix-de-Talmont.
Au décès de GUILLAUME III, son fils GUILLAUME IV d'Aquitaine devient comte du Poitou et d’Aquitaine. Il place à Talmont, pour protéger les côtes du Poitou, [son demi-frère bâtard] GUILLAUME Ier de Talmont, dit GUILLAUME LE CHAUVE. Ce dernier épouse AMÉLIE de Bourgogne qui apporte à son époux par sa dot la moitié de l’église d’Olonne, la moitié des fermes, la moitié des vignes, la moitié des salines, etc.
La comtesse AMÉLIE installe à Talmont l’abbaye de Sainte-Croix-de-Talmont avec un prieuré au sud de l'église pour conserver les droits sur l’église et sur leurs biens. Le prieuré des moines de Sainte-Croix serait actuellement sur la rue Pasteur, tout le sud de l'église.
Le seul siège chrétien dans la région était l'église d’Olonne, appelée Sainte-Marie pour honorer la Vierge.

GUILLAUME V d'Aquitaine dit le GRAND épouse en troisièmes noces AGNÈS de Bourgogne, sœur d’AMÉLIE. Par sa dot, elle apporte la seconde moitié de l'église d’Olonne, des vignes, des salines, etc. et va installer le prieuré de Vendôme, au nord-est de l'église. De ce prieuré reste une cave rue Vendôme. La maison du prieuré de Vendôme a été démolie, reconstruite et transformée en presbytère.
Au décès de GUILLAUME le Grand, son fils souhaite récupérer la dot de sa belle-mère. Mais celle-ci se remarie avec GEOFFROY MARTEL, fils de FOULQUES III NERRA, comte d'Anjou. Le refus par GUILLAUME le GROS de restituer la dot de sa belle-mère à Geoffroy Martel entraîne une bataille, qui se solde par un échec pour GUILLAUME le GROS. GEOFFROY MARTEL devient comte du Poitou et d’Aquitaine. La légende rapporte qu’un soir d’orage, dans son château à Vendôme en Loir-et-Cher, GEOFFROY MARTEL voit par la fenêtre trois éclairs qui tombent dans une fontaine d’où jaillit l’eau et il y aurait vu une manifestation de la Trinité. Il décide donc de fonder l’abbaye de la Trinité de Vendôme, qui existe toujours. Et lorsqu’AGNÈS de Bourgogne fonde un prieuré à Olonne, ce dernier est rattaché à l’abbaye de la Trinité de Vendôme.

L'église d’Olonne est curiale, indépendante, mais elle sert aux deux prieurés puisque ceux-ci n’ont pas d'église propre. GUILLAUME Ier de Talmont et GEOFFROY II d'Anjou doivent donc s’entendre sur son partage. Si le curé est nommé par Talmont, il va faire allégeance à Vendôme et si Vendôme nomme le curé, ce dernier fera allégeance à l’abbaye de Talmont-de-Sainte-Croix.

 

Population au Moyen-Âge

Elle serait de 1 600 personnes, plutôt agricole.

 

Port d’Olonne

À l'époque romaine, la Girvière possédait un arsenal où des bateaux étaient construits.
Le premier port d’Olonne était situé au fond du golfe, déplacé plus tardivement à cause de son envasement progressif, à la Girvière.
Au Haut Moyen Âge, vers l’an Mil, le port est basé à la Roulière.
Aux XIIIe et XIVe siècles, le port est toujours à la Roulière avec l’entrée vers l’actuel port Olona. On y faisait principalement le trafic du sel. Le port va s’envaser, et en 1730 la ville des Sables va prendre plus d’importance. En 1844, Olonne se sépare de la rue Charcot jusqu’à la rue Nicot, en faveur des Sables-d'Olonne.

 

Le Château-d’Olonne

D’après M. Rapiteau, il n’y a jamais eu de château. Avant l’an Mil, un abri est construit sur la motte pour les populations locales en cas d'attaque d’individus malfaisants. Par la suite, l’église serait construite vers le XIV-XVe siècle. M. Rapiteau explique ensuite que le Fenestreau était le pavillon de chasse du comte d’Olonne. Le Fenestreau fut construit au milieu du XVIe siècle par ROBERT BOUHIER, armateur. Elle devient la propriété des comtes d’Olonne avec FRANÇOIS de la TRÉMOILLE à partir de 1683.

 

La forêt d’Olonne

Elle serait plantée vers 1850 sur l'île Vertime, pour ralentir l’avancée du sable. Il y aurait eu des villages ensablés à Sauveterre et aux Vanneries.

Vidéo n°3, De la Jarrie à la Bauduère ; Interview, Anita Trichet ; Vidéo, ville d'Olonne-sur-Mer

La Jarrie

Un pigeonnier a été retrouvé lors des fouilles qui ont eu lieu avant l’implantation de la médiathèque.
La Jarrie est le départ du cardo d’Olonne, il s’agit d’une pièce très importante de ce lieu, bouleversé par la création d’un parc. Il existait un ancien étang pavé entouré de murs qui n’a pas été conservé. Celui-ci était le départ du cardo d’Olonne de l’époque romaine. Des sources jaillissaient de cet étang, le trop plein s’écoulait, ce qui a permis d’y installer un bac et d’en faire un lavoir durant l’été.
La Jarrie a été occupée par les Allemands qui réalisèrent des travaux sans hésiter à détruire le lieu existant depuis l’Antiquité. La source a été déviée et l’étang s’asséchait pendant l’été. Il n’en reste que les murs.

La construction du logis date du XIIe siècle. On y reconnaît des parties très anciennes. Au-dessus des caves, on peut y voir des pièces d’architectures qu’on appelle greniers qui se sont effondrées. Le sol était recouvert de tomettes de terre cuite datant des XIIIe et XIVe siècles. Ce sont les Justes Pères qui sont à l’origine de cette construction.


L’Aumônerie

On y construit au XIIe siècle le premier hôpital d’Olonne « l’Aumônerie » pour y recevoir les lépreux ainsi que toutes autres maladies malfaisantes de l’époque. Elle fut bénie ainsi que sa chapelle sans cloches par l’évêque de Poitiers MAURICE.
Un chapelain était chargé d’y faire la messe. Près de cette chapelle un cimetière, « le cimetière de l’Aumônerie », qui existe toujours, proche de la Poste où s’écoule un ruisseau.
L’agglomération étant importante, on y installe le siège du seigneur GIROUARD qui finance toutes ces constructions, ainsi que le siège ecclésiastique.
L’aumônerie va passer sous la prédominance de la « Trinité de Vendôme » et une sculpture va y être placée, et ce jusqu’en 1920. La sculpture représentait la Trinité, à savoir Dieu le père assis sur son trône avec l'esprit saint sur sa poitrine et portant dans ses mains la croix de son fils. Cette statue du XIIe siècle sera ensuite déplacée à la Jarrie par M. COUTANT, dans une niche au-dessus de la porte qui va au pressoir dans la cour d'entrée. La sculpture a été volée il y a maintenant de nombreuses années, de même que la cloche de la Jarrie et la pompe en cuivre du puits de la cour d’entrée.


L’église d’Olonne

Vers le XIe-XIIe siècle, cette église-là est connue car elle dépendait de « la Trinité de Vendôme ». Ces lieux ont des appartenances avec les prieurés construits en l'an Mil.
À partir de 1047 les papes confirment les biens de l'abbaye Sainte-Croix de la Trinité sur Olonne. Il est mentionné « in episcopatu declarencis eclesia olona » c’est-à-dire dans l’évêché de l’église d’Olonne reconnue par Rome. Ces papes sont : CLÉMENT II (1047), NICOLAS II (1061) et ALEXANDRE II (1069). Ils confirment les privilèges de la Trinité de cette église et la place sous la juridiction de Rome.
L’abbé de la Trinité de Vendôme est un cardinal.

 

L’église des Sables

Il a été indiqué lors d’une émission de télévision locale par une personne pratiquant l’histoire d’Olonne qu’en 1622 Les Sables se détacheraient d’Olonne de manière à pouvoir construire leur propre église car aux Sables il n’existait qu’une petite chapelle. Les marins de « La Roulière » demandèrent au Comte d’Olonne ainsi qu’à l’évêque de Luçon qui n’était autre que RICHELIEU de construire cette église proche du port afin d’y faire leur dévotion, car l’église « mère » était trop éloignée. Les travaux commencèrent donc en 1646 pour être entièrement terminés en 1930 avec les réalisations de peintures.
L’église d’Olonne existait, selon M. RAPITEAU, depuis 1 300 ou 1 400 ans quand l’église des Sables a été construite. Aux Sables, les églises sont plus récentes. Les habitants des Sables demandèrent à avoir un curé instruit car ils estimaient qu’ils le méritaient.


Cimetière

Il y avait un cimetière sur la place de l'église et un autre sous la maison de Philippe DURAND. Il y a des cimetières partout dans le vieil Olonne. Des sarcophages ont été retrouvés, nous n’en avons plus aucune trace à ce jour. Ceux-ci auraient pu être installés sur un mur extérieur ou intérieur du cimetière pour attester l’authenticité de notre pays.

 

Le Château de la Bauduère

Autrefois il y avait un château à la Bauduère, dont une partie des douves existait encore dans la propriété de Mme PARRA. Il appartenait à la famille « De La Bauduère », d’où son nom. Ce château a été reconstruit et réaménagé au XIXe siècle pour en faire un lieu de vacances du petit séminaire se trouvant au Prieuré de Sainte-Croix aux Sables, l’actuelle Abbaye Sainte-Croix.
À l’intérieur du jardin, il y avait une petite chapelle qui a été détruite et où se trouvait une vierge qui a été déplacée dans l’église d’Olonne. Cette vierge portait l’habit bleu et rouge. Elle représentait ainsi la vierge de Lourdes qui était apparue au siècle dernier, elle était représentée telle que les gens la connaissaient. Toutes les paroisses décidèrent d’installer une vierge de Lourdes à l’identique.


La Vierge de la solitude

Cette vierge d’une facture du XVIe siècle était auparavant dans l’église d’Olonne. Remplacée par la vierge de Lourdes, elle a été installée à la Bauduère et elle est devenue ainsi la vierge d’Olonne. Seulement, comme elle n’était pas visible, elle fut nommée « Solitude ». À la vente du lotissement de la Bauduère, la vierge esr transportée à « La Girvière ».
Le curé VAUGAN de l’époque fit l’acquisition d’un garage qu’il aménagea en chapelle pour y accueillir les femmes des alentours ainsi que les enfants du catéchisme et la vierge de la solitude sera installée dans cette chapelle. La vierge est à nouveau isolée, et c’est donc à la demande de Jacques VALADE que René RAPITEAU la récupère, la nettoie et la restaure. Faite en stuc – mélange de poudre de marbre et calcaire –, elle est excessivement lourde. La particularité de cette vierge est qu’elle porte une couronne et un spectre royal. Elle porte l’enfant dieu dans ses bras, qui lui a l'esprit saint représenté par une colombe, et sous ses pieds un serpent est représenté par une femme.

Vidéo n°5, La Jarrie et les personnages célèbres ; Interview, Anita Trichet ; Vidéo, ville d'Olonne-sur-Mer

Propriétaires successifs jusqu’à Eugène COUTANT

La Jarrie est une maison forte d’Olonne, une défense au sud du bourg au XIe siècle dont le seigneur s’appelait GOBAIN d’Olonne. Au XIIe siècle, lui succède GOSSELIN d’Olonne puis au XVe siècle - vers 1400 - les JOUSSEBERT. Au XVIIe siècle, Georges JOUSSEBERT, en 1625, est pendu pour avoir aidé les Huguenots et ses biens furent vendus, ensuite les JEANNET entrent en possession de la Jarrie jusqu’en 1785, suivis les JEANNET de la Bauduère. Ces derniers vendent la Jarrie à Eugène COUTANT en 1891.

 

La Jarrie après Eugène Coutant

Eugène COUTANt marie sa fille à M. DUBOIS. La Jarrie comprenait l’aumônerie, le village du « Bois » et s’étendait jusqu’aux ateliers municipaux sur 30 à 40 hectares. C’était moins important que Pierre-Levée. Eugène COUTANT vendra l’aumônerie et alentours jusqu’aux ateliers municipaux, jusqu’à la Joséphine, les Rigottières, la Chevalerie

 

Une maison-forte

La Jarrie est bien une maison-forte et non un château-fort. Un château-fort fut érigé à Talmont : c’était la résidence de CHARLES le CHAUVE. Son frère GUILLAUME le GRAND, duc de Poitou et comte d’Aquitaine installe le château pour garder les côtes de son immense domaine et surtout en raison de la présence d’un port qui venait jusqu’au pied du château. Plusieurs maisons-fortes existaient sur lesquelles il pouvait s’appuyer pour l’organisation du territoire, et en cas de menaces, on se peut se réfugier au château de Talmont.
Il y avait un autre château-fort à Apremont. La Jarrie est une maison forte qui assurait la défense du bourg au sud.

Les tours

À l’origine, la Jarrie comportait quatre tours. Lors des fouilles qui ont été faites en 2014, on voit l’emplacement de la tour, sous ce qui était « l’écurie du cheval », c’était le pigeonnier. Il y avait donc quatre tours d’angle, mais il n’y avait pas de donjon.Des soldats pour assuraient la défense du lieu, comme aux XVIe-XVIIe siècles avec les guerres de religion avec notamment la présence de protestants à La Chaume.. Au nord, il y avait la maison forte de la Mortière.

Autour de la Jarrie se trouvaient des terrains, surtout des champs. Les gens pratiquaient une culture rurale ordinaire et à cette époque, il y avait peut-être 400 ou 500 personnes à Olonne. En majorité agriculteurs, il n’y avait pas d'entrepreneurs, bien que la présence d'artistes qui sachant travailler la pierre soit attestée.


La restauration de la Jarrie

René RAPITEAU exprime sa satisfaction de la restauration de la Jarrie mais souligne l’importance des traces du passé qui subsistent et qu’il faut préserver lors des travaux à venir pour y installer la mairie :

  • une aile au-dessus des caves c’est-à-dire « les communs » de la Jarrie.
  • les caves et le four voûtés d’ogive.
  • un escalier droit permettant d’accéder aux greniers. Ces greniers, autrefois habités, étaient recouverts de carreaux de tommettes exactement comme ceux de l’Abbaye de L’Île Chauvet à Bois-de-Céné.
  • sur les murs des greniers, dans les pierres de taille de chaque côté de l’escalier, il y a des graffitis de bateaux.
  • dans les embrasures des fenêtres, des mesures de sacs de blé ont été relevés dans la pierre.


Les maraîchers d’Olonne

À partir du début du XXe siècle, vers 1920, les cultures vont changer. La culture maraîchère va se développer du fait du l’évolution de la Ville des Sables-d’Olonne en tant que station balnéaire, très demandeuse de produits maraîchers.

 

La Bauduère

C’est une motte féodale qui se situe avant le canal, vers l’ancien séminaire. Elle appartenait à la famille des ROIRAND. Marie ROIRAND épouse Georges JOUSSEBERT de la Jarrie (qui fut pendu). Elle vend ensuite la Bauduère et la Jarrie aux familles JEANNET. Les JEANNET de l’ESPINAY et ceux de la BAUDUÈRE étaient des familles nobles d’Olonne. Jusqu’en 1840, ce sont les JEANNET qui seront à la Bauduère et à la Jarrie. En 1840, la Bauduère devient annexe du petit séminaire des Sables jusqu’en 1911 et ensuite ce fut Henri DURAND, jardinier, marchand de vin, négociant qui en a la propriété.
La Bauduère était un château, une défense où les gens allaient s’abriter lorsqu’il y avait un danger. Il y a d’ailleurs des douves qui restent toujours de cette époque dans le jardin de Mme PARRAT, ensuite sa fille Mme DURAND. Cette partie a été maintenant vendue. Il y avait dans ce jardin une chapelle qu’on appelait la chapelle de la Solitude parce que personne n’y allait. Elle a été détruite dans les années 1950-1960.

 

Les chapelles d’Olonne

Outre la chapelle de la Bauduère, il y avait une autre à Pierre Levée mais pas à la Jarrie. L’aumônerie disposait aussi d’un lieu de culte mais qui lui était exclusivement réservé. Il faut également noter l'existence la chapelle des Soeurs au XIXe siècle située dans le couvent. Parmi les lieux importants ayant une chapelle, il y avait égalemet le monastère des Cordeliers.

Le monastère des Cordeliers

Le monastère se situait rue de la Fontaine, du musée des Traditions populaires jusqu’à l’EHPAD. Il y avait aussi le cimetière des Cordeliers. C’était un ordre monastique important puisque ces Cordeliers étaient demandés pour aller remplacer les prêtres dans les paroisses ou dans les régions où le poste de curé était vacant. Environ 27 ou 28 prêtres officiaient à ces époques, sans compter les frères. Le monastère des Cordeliers a été détruit à la Révolution.
Ils avaient pris le nom de Cordeliers car les moines avaient autour de leur robe une corde qui servait de ceinture. Les moines avaient des temps de prière comme dans tous les monastères. Autrement, ils travaillaient aux champs ou pour arranger leur bâtiment. On ne sait quels liens ils entretenaient avec la population locale mais on connaît mieux leurs liens avec les Cordeliers de Fontenay-Le-Comte où il y avait un monastère très important, de même qu’à Maillezais.
C’était selon M. RAPITEAU vraisemblablement des Cisterciens. L’évêque de Maillezais s’appelait GEOFFROY d’ESTISSAC et son secrétaire était François RABELAIS. Ce dernier venait ici à Olonne puisqu’il était de la même congrégation. RABELAIS parle très souvent d’Olonne dans « Pantagruel » et dans « Gargantua ». Un poète de Fontenay-le-Comte très connu au XVIe siècle, NICOLAS RAPIN, parle également d’Olonne dans ses poèmes.

 

Les personnages importants d’Olonne

En premier lieu, il faut citer le prêtre VIVANT au IVe siècle.

Après le Xe siècle, le prêtre qui dessert l’église s’appelle ARNAUD. Il est remplacé au XIe siècle, sur ordre du prince de Talmont, GUILLAUME le CHAUVE, par l’abbé VITAL qui vient d’être chassé de Saint-Gilles Batz de Ruiz dans le Morbihan parce que les moines de ce monastère n’acceptaient pas ses règles. VITAL sera ensuite nommé à  l’abbaye de Talmont. Ce sont les deux premiers prêtres que l’on connaît à Olonne.

Ensuite il y a les papes qui connaissent et mentionnent Olonne, notamment CLÉMENT II, NICOLAS II et ALEXANDRE II au XIe siècle, parce que la comtesse AGNÈS et son époux GEOFFROY de MARTEL vont placer l’Abbaye qu’ils viennent de fonder à Vendôme sous la juridiction de la Papauté avec toutes les possessions qui dépendent de la Trinité de Vendôme, dont Olonne.

La comtesse AGNÈS et sa sœur la comtesse AMÉLIE sont deux femmes très puissantes, car possédant la moitié de l’église d’Olonne et la moitié des terres.

Ensuite, il y a GUILLAUME le CHAUVE à Talmont, GEOFFROY de MARTEL, l’époux de la comtesse AGNÈS, et les de la TRÉMOUILLE (TRÉMOILLE) qui furent les barons d’Olonne mais aussi les princes de toute la contrée.

Enfin, il y a COMMINES, conseiller du roi de LOUIS XI qui va aménager l’entrée du port avec l’aide de la population olonnaise, la plus nombreuse à cette époque. COMMINES va devenir baron d’Olonne au détriment des la TRÉMOILLE mais il ne vit pas sur ses terres olonnaises. Il suit LOUIS XI et sa cour, vers Loche ou Chinon. Puis tombé en disgrâce, il est dépossédé de l’ensemble de ses biens, et le roi redonne finalement les terres d’Olonne aux la TRÉMOILLE, ainsi que le vicomté de Thouars.
Olonne est une baronnie jusqu’en 1603 date à laquelle Gilbert de la TRÉMOUILLE, marquis de Royan, devient Comte d’Olonne pour avoir rendu service au roi HENRI IV. Sa fille, ANNE de la TRÉMOUILLE épouse PAUL SIGISMOND DE MONTMORENCY DE LUXEMBOURG le 6 mars 1696. Olonne passe ainsi aux mains des MONTMORENCY DE LUXEMBOURG.

LOUIS de MERCOEUR, grand prieur de Vendôme, est un personnage d’Olonne. Petit-fils bâtard d’HENRI IV, il va contribuer financièrement à la réfection du chœur de l’église d’Olonne.

Ensuite, il y a aussi RICHELIEU, évêque de Luçon, qui va partager la paroisse d’Olonne en créant celle des Sables en 1622. La paroisse du Château va devenir autonome quant à elle en 1650.

Enfin, il y a JACQUES MARTIN, un enfant du pays qui, selon M. RAPITEAU, fut anobli par le roi LOUIS XIII après lui avoir sauvé la vie lors de la bataille de Riez contre les Huguenots de BENJAMIN DE ROHAN, prince de SOUBISE. Jacques MARTIN est fait seigneur de la Mortière d’Olonne. LOUIS XIII, après avoir vaincu SOUBISE et ses troupes, va offrir à la paroisse d’Olonne un ostensoir en argent qui est toujours dans le trésor de cette église. Jacques MARTIN, seigneur de la Mortière d’Olonne, est un ancêtre des SOUROUILLE de la MORTIÈRE.
En 1953, la Mortière, qui était restée la même propriété depuis l’origine, a été vendue à M. THOMAS, menuisier.

Vidéo n°6, Les personnages célèbres (suite) et le château de Pierre-Levée ; Interview, Anita Trichet ; Vidéo, ville d'Olonne-sur-Mer

Les personnages célèbres d’Olonne

M. RAPITEAU cite plusieurs familles et personnalités importantes :

  • les SOUROUILLE de la Mortière, descendants de Jacques MARTIN (M. RAPITEAU précise que le logis de la Mortière appartient désormais à la commune d’Olonne [aujourd’hui Les Sables-d’Olonne]),
  • le docteur RIMBERT, médecin,
  • les CHAIGNEAU de la Mothe-Achard dont un notaire
  • le général Henri de BOULARD, général républicain pendant les guerres de Vendée. Il avait son quartier général à Olonne vers la maison « Taral »  dite maintenant la maison des d’HASTREL. C’est une maison dont l’entrée est en demi-lune,
  • Augustin Moïse AUVYNET1 (1771-1853), secrétaire de CHARETTE2 pendant les guerres de Vendée. ll rédige le traité de la Jaunaye (17 février 1795) qui met fin aux guerres de Vendée. Propriétaire du [logis] de Pierre Levée,
  • Sophie de SAPINAUD (1770-1854) sœur du général vendéen de SAPINAUD. Née à la Gaubretière, elle décède à Olonne en 1854, et s’était mariée avec un de JOANNIS  Elle a fait les guerres de Vendée, etc. Elle était appelée la « belle Vendéenne » et elle eut deux fils et quatre filles. Ces fils étaient ingénieurs et officiers et participèrent à l'expédition (napoléonienne) qui ramène l’obélisque à Paris. Parmi ces filles, une est célibataire, une est veuve sans enfant, la troisième se marie avec un AUVYNET de Pierre Levée, et la quatrième se marie avec Henri de LATTRE-de-TASSIGNY. Elle habitait à côté du cimetière, maintenant la maison du « Lys » qui a servi de presbytère jusqu’en 1973. Cette maison appartenait aux AUVYNET.  La famille DELAIRE, apparentée à Mme AUVYNET, l’ont acheté.
  • Suzanne DESCHAMPS (1847-1929), épouse LAMBERT, qui est représentée sur le monument aux morts d’Olonne-sur-Mer. Une légende locale explique qu’elle a été choisie comme modèle parce que c’était la mère avec le plus d'enfants morts pendant la guerre 1914-1918. M. RAPITEAU indique que c’est entièrement faux et que seul le hasard l’a mise sur le chemin de MM. MARTEL3. Mme DESCHAMPS serait sortie des vêpres un dimanche après-midi et les frères MARTEL l’auraient aperçue vêtue d’habits typiques et « toute pleine de chagrin ». Ils auraient alors décidé d’en faire leur modèle pour le monument aux morts. Ce monument n’est pas béni, au contraire du second monument posé par le clergé de l’autre côté dans l’église, une pietà, où tous les noms des soldats qui sont morts sont reportés. Selon M. RAPITEAU, la population olonnaise ignore que Suzanne DESCHAMPS est enterrée dans le cimetière d’Olonne et qu’elle était la grand-mère de James (dit « zinzin ») LAMBERT.
  • le dernier comte d’Olonne, Richard Paul Sigismond de MONTMORENCY-LUXEMBOURG (1737-1803). Émigré en Espagne pendant la Révolution française, ses titres sont les suivants : duc de Châtillon, marquis de Royan, comte d’Alep et Comte d’Olonne, gouverneur du Maine, du Perche et du Comté d’Amane. Il est lieutenant général des armées en 1744, puis est nommé colonel d’un régiment d'infanterie portant son nom, celui d'Olonne. Il était en descendance directe avec HUGUES CAPET.

 

Matériel religieux

Olonne est en lien avec Vendôme, à cause de la Trinité de Vendôme. M. RAPITEAU rapporte que le curé d’Olonne lui aurait montré une petite croix noire avec des encoignures en argent, haute [d’environ 30 cm] qu’il souhaitait mettre sur l’autel pour faire la messe. Cette croix était sortie au moment de la Passion du Christ du dimanche de Pâques à la résurrection. Longtemps en exposition sur le Grand Autel, cette croix serait maintenant en dessous et contiendrait un parchemin d’authenticité.


Maisons d’Olonne

M. RAPITEAU cite ensuite plusieurs lieux emblématiques d’Olonne :

  • il y avait une villa gallo-romaine aux Martinières, au pont du chemin de fer de chaque côté du pont de chemin de fer, près du lieu-dit les Cordeliers, qui comprend également un four gallo-romain, trouvé par Mme DURAND-EPAUD. Ce n’était pas une habitation à proprement parler mais un ensemble, une communauté avec une personne à sa tête et des employés. Il y avait peut-être 200 personnes qui vivaient et [en] dépendaient.
  • le lieu dénommé « Rome », la garnison de soldats romains, qui a été détruit en 2010.
  • du XIe et du XIIe siècle, il reste le four des moines de Sainte-Croix, toujours en état de marche, au sud de l'église, encastré dans le restaurant la Casetta. On peut en voir la forme arrière depuis la place.
  • le pressoir de la Trinité de Vendôme, qui existe toujours, rue de Vendôme, appartenant maintenant à un [fils MAIRAND]. De cette Trinité, il reste également la maison du prieur de Vendôme, où était l’ex-bibliothèque. Le prieur Jean de COURMONT y a vécu.
  • la Roquerie, une maison forte et un lieu très important.
  • le Puits de l'Enfer sur le bord de la route aurait été un puits refuge, avec un grand tunnel, un souterrain que l’on utilisait pour se cacher d’envahisseurs. Il existerait un autre puits refuge, dans le jardin de la maison du Lys, à côté du cimetière, dans le jardin ainsi qu’un troisième dont l’entrée se situerait aux garages communaux d’Olonne-sur-Mer. D’autres souterrains, que les moines de Sainte-Croix auraient creusés, existeraient sous la place de l’église. Par contre, le souterrain qui partirait de la tour d’Arundel jusqu’au Château de Talmont n'existe pas.
  • la geôle de la prison, rue Eugène NAULEAU.
  • la Bauduère, la maison du Lys.
  • les Cordeliers.
  • le logis de BAUDRY D’ASSON, sur le lieu de la pharmacie actuelle et la maison GIRAUDET.
  • la Motterie, lieu noble, les familles y habitant pouvant adjoindre le nom du lieu au leur, comme la famille FRICONNEAU de la Motterie. Actuellement, l’hôtel Joseph DUMAS.
  • l’Angevinière, bâtiment très ancien datant du XVe siècle.
  • le logis de Beauvoir, datant de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, appartenant à la famille DELAVOIRIE, ensuite à François du GUINY, (qui a été maire d’Olonne) puis madame de GUIBERT.
  • la Vannerie, qu’on appelait la « Vènerie »
  • et le logis d’HASTREL.

 

Pierre-Levée

M. [Luc] PEZOT fait construire ce château à la fin du XVIIIe siècle, en 1780. À la Révolution, Pierre Levée sert d'hôpital, le prévenant de la destruction. M. PEZOT était un armateur, très riche, possédant [plus de 90] bateaux. Il était [également] collecteur d'impôts de 96 paroisses [pour le compte du] Conseiller financier du comté à Fontenay-le-Comte. Son épouse, qui s'appelle SAVARY des TAILLES, va donner une somme importante pour l’approvisionnement des pauvres de toute la contrée. Ils n'auront pas d'enfants. Il vend son bien à l’un de ses cousins qui s'appelle FAYAU de l’OLIVIÈRE. Ce dernier était directeur de la fiscalité à Poitiers et a eu une fille qui s'appelle Marguerite.
Cette dernière épouse Augustin Moïse AUVYNET, fils du Sénéchal de Montaigu AUVYNET qui participa aux États Généraux convoqués par le Roi à Versailles. Il devient le secrétaire de CHARETTE et participe aux guerres de Vendée. Le logis de Pierre-Levée passe ainsi dans la famille des AUVYNET, donc le descendant, Paul AUVYNET, décède en 1963.


Le château de Pierre-Levée est une « maison de chiffres ». Lors de sa construction, Luc PEZOT a demandé qu’elle soit basée sur des chiffres principaux : le « trois », « le cinq » et « le sept », qui seraient des chiffres maçonniques selon M. RAPITEAU, qui précise qu’à l’époque la franc-maçonnerie en France a été réorganisée, sous LOUIS XVI, par le comte d’Olonne qui était Duc de MONTMORENCY-LUXEMBOURG. La première loge maçonnique dans la région s’est appelée « Fidélité Luxembourg » en hommage au Comte d’Olonne. Le chiffre 3 représenterait « l’apprenti », le cinq « l’huissier » et le sept le « Grand Maître ».
Il a réussi à obtenir les plans de son château auprès des architectes de GABRIEL, qui était l’architecte des Rois à Versailles. C’est la raison pour laquelle il est considéré comme une réplique du Petit Trianon de Versailles car il est édifié dans un style identique. Celui-ci est basé sur ces 3 chiffres comme on peut le voir aujourd’hui : les marches du perron sont au nombre de 7, il y a sept ouvertures au rez-de-chaussée, idem à l’étage et sept balustres et celle du milieu est un triangle. La façade côté Est est en trois parties, une au Nord, une au Sud et une au centre. Les carreaux des portes et des fenêtres ont toutes 7 vitres les unes par-dessus les autres. Les impostes des portes ont 7 vitres. Les balustres de la terrasse sont au nombre de cinq et il y avait à l'origine sept portails pour entrer à Pierre-Levé. Le parc fait aussi 7 hectares.
Le nom de « Pierre-Levée » vient des menhirs proches du site. Le deuxième était tombé et a été remonté en 1922. La légende locale dit que l’un des menhirs, celui de 14 tonnes, représente une femme et le second, de 11 tonnes, un homme. Au dos de celui qui serait la femme selon la position du soleil, on peut voir une femme stylisée dans la pierre, une représentation de la maternité datant de la préhistoire.

Il était une fois Olonne, une série documentaire sur la Ville

En 2016, à la suite des interviews réalisés par la Ville d'Olonne-sur-Mer, une série documentaire est réalisée à l'initiative des conseillers municipaux d'Olonne-sur-Mer, M. Ruchaud et Mme Laderrière. Seul le premier chapitre sur les menhirs de Pierre-Levée sera réalisé, il est consultable ici.