Faits-divers et crimes crapuleux au Pays des Olonnes

Crimes de sang, faits divers et menus larcins, découvrez sur cette page les différents actes répréhensibles, et parfois risibles, auxquels ont été confrontés les habitants du Pays des Olonnes au cours des siècles. N'hésitez pas à parcourir vous-mêmes les pages du Journal des Sables et à nous signaler tout fait-divers qui pourrait, par son caractère insolite, amusant ou exceptionnel, être inclus dans cette page !

Crimes de sang

Bien que le Pays des Olonnes ait connu peu d'assassinats au cours des XIXe et XXe siècles, certains ont choqué les habitants et défrayé la chronique locale. Soigneusement prémédités ou accomplis sur un mouvement d'humeur, ces crimes se sont inscrits dans le paysage et font partie de l'histoire de nos villes.

L'assassinat d'Henri Cougnaud, 23 août 1878

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Le 23 août 1878 à l’aube est retrouvé pendu à un arbre sur la route nationale des Sables menant à la Roche-sur-Yon Henri Cougnaud, journalier de 41 ans, à 200 mètres de son domicile aux Filées-d’Olonne à Olonne sur Mer. L’agent de police Rautureau, des Sables, décroche aidé d’un voisin le corps de M. Cougnaud et constate au vu des blessures (notamment à la tête) que ce dernier a été assassiné, crime que l’on a tenté de maquiller en suicide. Les autorités judiciaires suspectent rapidement son épouse Olive Chauvet et Edmond Papavoine l'amant de cette dernière et leurs arrestations sont rapidement annoncées.
Le 8 juillet 1868, Olive Cougnaud est déjà condamnée à 2 mois de prison pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche. À l’automne 1868, après que sa femme ait commis un énième délit, Henri la quitte et, prenant ses enfants avec lui, s’installe aux Sables-d’Olonne. Cependant, quelques mois plus tard, ne parvenant pas à conjuguer son travail avec l'éducation de ses enfants, Henri se résout à rappeller Olive au foyer conjugal.

Pensionnaire chez les Cougnaud de 1875 à 1877, Edmond Papavoine est un maçon récemment libéré de son service militaire lorsqu'il arrive aux Sables-d'Olonne. Il devient l’amant d’Olive Cougnaud vers 1875-1876 et prend peu à peu la place considérée comme celle du chef de famille dans la maisonnée. Les deux amants s’en prennent régulièrement et violemment à Henri Cougnaud, décrit comme un homme faible de caractère.
En 1877, Edmond Papavoine entre au service des chemins de fer de Vendée et déménage pour la station de Loudun. Henri Cougnaud, constatant le départ du domicile de son épouse pour rejoindre son amant ainsi que le vol d’une partie de ses économies, porte plainte pour adultère, action qui aboutit à la condamnation des deux intéressés. Mme Cougnaud retourne au domicile conjugal mais, dès la sortie de prison d’Edmond Papavoine, reprend leur relation adultérine.
Henri Cougnaud subit à nouveau de nombreuses violences physiques et verbales de la part des amants jusqu’au point culminant en mai 1878 où il est tabassé par plusieurs jeunes gens sous les encouragements de sa femme qui « prétendait, malgré la protestation de son inoffensif mari, que celui-ci voulait la battre ». Plusieurs voisins s’interposent et arrêtent cette mise à tabac.
Henri Cougnaud se sépare fin mai 1878 de son épouse et vit avec son plus jeune fils Charles (âgé de 9 ans) aux Filées-d’Olonne jusqu’aux 18-19 août, date à laquelle Olive Cougnaud réemménage avec lui. Le 19, Henri Cougnaud a une vive altercation avec Charles Retail à l’issue de laquelle ce dernier le menace de mort. Le 20 août, avant le retour de son père de l’usine, Charles Cougnaud voit sa mère recevoir Papavoine et lui confier de l’argent, pour lui et « les autres ».

Le 22 août, Henri Cougnaud est aperçu pour la dernière fois peu après 9h30 du soir alors qu’il rentrait de l’usine Tertrais. Son corps est retrouvé vers 4 heures du matin par des journaliers se rendant à leur travail et l’hypothèse du suicide est rapidement écartée. Le corps présente des traces prouvant qu’il avait été traîné au sol (du sang est d’ailleurs retrouvé sur le chemin et un champ tout proche) et les autorités constatent une blessure à la tête « d’apparence légère, mais par laquelle une grande quantité de sang s’est échappée ».
Au cours de l’instruction judiciaire, il apparaît qu’Henri Cougnaud a été attaqué par Edmond Papavoine, Charles Retail et un troisième homme non identifié sur le chemin vers son domicile. Frappé au crâne puis partiellement étranglé, son agonie se conclut à 2 heures du matin par sa pendaison, à laquelle sa femme participe.
Edmond Papavoine et Olive Cougnaud sont tous condamnés à 20 ans de travaux forcés et Charles Retail à 10 ans de travaux forcés. Leur pourvoi en cassation est rejeté par la Cour suprême en juin 1879.

Le meurtre du quai de La Chaume, 7 août 1881

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Le 7 août 1881, Jean-Marie Kolléan, cordonnier, se rend dans le bureau de tabac de la famille Elbert et, passablement ivre, fait des remarques désobligeantes à la fille du propriétaire Alexandrine Elbert. Son père intervient rapidement et lui demande de quitter son établissement. C’est finalement son fils Charles, un marin de 29 ans, qui le saisit par l’épaule et le pousse vers la porte. Une fois dehors, Jean-Marie Kolléan se laisse tomber au sol. Charles Elbert traverse la rue et, lui tournant le dos « sans plus faire attention à lui », s’arrête bord du quai pour observer le chenal. Pris d’une rage qu’il ne contient pas, Kolléan se relève et se précipite sur lui, renversant Charles Elbert par-dessus le parapet. La marée est basse et Charles Elbert se fracasse le crâne comme les reins sur les rochers en contrebas. Il décède quelques heures plus tard. Devant le fait accompli, Kolléan reprend ses esprits et, alors que Charles est remonté par des témoins du drame, il se jette aux pieds du père Elbert pour lui demander pardon. La foule se fait de plus en plus hostile et seule l’intervention de la police empêche un second drame.
Jean-Marie Kolléan est condamné à 10 ans de travaux forcés et à 10 ans de surveillance par la police.

Tentative d'assassinat à Olonne-sur-Mer, 25 octobre 1893

Le 25 octobre 1893, MM. Vidaling et Landreau font la rencontre vers 11 h du soir de Théodore Fradin, 19 ans, sur le chemin public menant aux Sables à Olonne-sur-Mer. Soudain, au cours de leur conversation, Vidaling saisit Théodore Fradin à la gorge et le projette au sol. Son complice Landreau lui alors assène plusieurs coups violents à la tête au moyen d’une pierre pesant près de 3 kg. Après avoir traîné son corps inanimé dans le fossé de la route, Vidaling et Landreau lui dérobent sa montre avec chaîne, son mouchoir, son porte-monnaie, son couteau, ses bottines et son béret.

Laissé pour mort, Théodore est retrouvé par des passants et secouru. Lors de l’enquête, un des témoins, Mme Bonardeau, rapportera que la victime gisait dans une mare de sang, « son visage […] de la chair humaine en bouillie ».

Arrêtés par les forces de l’ordre, Vidaling est condamné en janvier 1894 à 10 ans de travaux forcés et Landreau à six ans de réclusion.

Le drame de la gare des Sables-d’Olonne, 8 novembre 1899

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Le mercredi 8 novembre 1899 au soir, peu après l’arrivée de l’express de 8 h en provenance de Nantes, six coups de revolver sont tirés sur les voyageurs et passants à la sortie des voyageurs. Sur le parvis de la gare, 4 personnes sont blessées dont deux grièvement : M. et Mme Buet, M. Baudrier et Mme Gabrielle Charret (née Casner) dont le mari n’est autre que le tireur. M. Louis Victor Charret est rapidement arrêté par l’agent de police en patrouille Picorit et refuse de s’expliquer, annonçant qu’il parlera uniquement en Cour d’assises.
Aussitôt après le drame, Mme Charret, atteinte d’une balle au bras droit, de deux balles traversantes au torse et d’une balle au bas-ventre, reçoit les premiers soins à la pharmacie Duclos. Estimée hors de danger, elle est ramenée chez elle par ses amis. Mme Charret décède des suites de ses blessures le 9 novembre 1899, à l’âge de 51 ans. M. Baudrier, blessé à la cuisse, est transporté à son domicile pour être soigné et les époux Buet sont raccompagnés chez eux par le docteur Cantereau. L’état de Mme Buet, en temps considéré grave au point de recevoir l’extrême onction le samedi midi, s’améliore dans les semaines qui suivent. MM. Buet et Baudrier se rétablissent rapidement.

M. Charret, commandant retraité du 2e génie et officier de la Légion d’honneur, menait depuis des années « une vie scandaleuse » selon ses concitoyens et vivait séparé de corps et de biens avec sa femme depuis 1897.

Le drame a eu un grand retentissement dans la population et le 10 novembre, à son arrivée au palais de justice des Sables, un millier de personnes l’invective. Ayant refusé de prendre un avocat, M. Charret ne peut pas être interrogé par l’autorité judiciaire et est directement amené à la morgue rue Marceau pour être confronté au cadavre de sa femme. Là encore, une foule hostile l’attend pour le conspuer. À la vue de Mme Charret, son mari lui aurait baisé le front en disant « Tu auras sans doute reconnu tes torts avant de mourir ».

M. Charret est décédé à la Roche-sur-Yon vers le 25 janvier 1900 à l’hôpital mixte de la ville à l’âge de 65 ans des suites d’une congestion cérébrale, avant que son procès ne puisse se tenir.

Parvis de la gare des Sables d'Olonne, 1906 (jpg - 906 Ko)

L'assassinat de la « Reine des Pins », 10 mars 1930

Le 10 mars 1930, de bon matin sur le chemin du travail, M. Mocquillon trouve le corps de Xarine (ou Césarine) Guibert dans les dunes derrière le cimetière des Sables-d'Olonne, près de la forêt des Pins.

Régulièrement arrêtée pour ivresse sur la voie publique au cours des années 1920, Xarine Guibert est une figure connue de la ville des Sables et reçoit par le Journal des Sables de nombreux sobriquets peu flatteurs, dont celui de « l'abonnée à la chopine » ou de la « Reine des Pins ». Ce dernier faisait probablement référence à l'endroit régulier où elle se reposait.

 

Extrait d'un article de presse du Journal des Sables (png - 83 Ko)

Dans son édition du 21 mars, le Journal des Sables rapporte les constatations suivantes de la police : « En plus d’une blessure à la tête, sa bouche était plein d’herbe moussue arrachée sur les lieux mêmes où elle était étendue ; une cordelette avec un nœud marin lui serrait le cou. La partie inférieure de sa personne était déshabillée ». Étranglée, Xarine Guivert porte la trace de nombreux coups.

Le 9 mars au soir, Xarine Guibert a été aperçue en compagnie d’un jeune homme non identifié dans un débit de l’avenue de Talmont.

Malgré les investigations de la police, l'assassin de Xarine Guibert, morte à l'âge de 33 ans, n'aurait jamais été retrouvé.

Le crime de la Poitevinière, 24 mars 1936

Paroles de la chanson L'effroyable crime du Château-d'Olonne, sur l'air de Sous les ponts de Paris (png - 2052 Ko)

Le 24 mars 1936 vers 17 h, Marie Pénisson, veuve Ferré, est retrouvée assassinée à son domicile de la Poitevinière du Château-d’Olonne par sa petite nièce Jeanine Lamy. Sœur de Désiré Pénisson, marchand de charbons reconnu aux Sables-d’Olonne et veuve de Jules Ferré depuis 18 mois, la victime est alors âgée de 63 ans. Vivant seule dans sa ferme, Mme Ferré subsistait en partie de la vente au marché des Sables des légumes de son potager.

Le jour du drame, elle assiste dans la matinée à l’enterrement d’un de ses oncles puis est vue en début d’après-midi faire sa lessive dans sa cour. En fin de journée, sa nièce qui a l’habitude de dormir chez sa grande tante arrive mais trouve porte close. Ayant averti ses parents et après une recherche de Mme Ferré dans les environs, M. Henry Lamy pénètre par la fenêtre de la cuisine et y trouve le corps de sa tante, le crâne défoncé. Averti vers 22 h, les gendarmes sous la duale direction du capitaine Collinet et du maréchal de logis chef Guiet commencent rapidement leur enquête et interrogent les parents de la victime. Ils apprennent ainsi qu’un cousin de Mme Ferré, Aimé Gervais, lui avait rendu venu visite dans l’après-midi du 16 mars pour réparer une porte. Menuisier au chômage de 46 ans, marié et père de 5 enfants, M. Gervais est un alcoolique notoire, interné déjà trois fois à l’asile de la Grimaudière et apparaît suspect aux forces de l’ordre. Arrêté le lendemain vers 14h30, la police trouve en sa possession un portefeuille neuf contenant 6 650 francs et obtient sans difficultés les aveux d’Aimé Gervais. Venu récupérer un fauteuil à réparer, Aimé Gervais saisit au cours de la discussion un fer à repasser et frappe sa tante jusqu’à ce que mort s’ensuive.

En octobre 1936, Aimé Gervais est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire et vol.

Aimé Gervais était déjà soupçonné par la rumeur locale du meurtre de Césarine [Xarine] Guibert le 10 mars 1930 et du vol des économies de sa voisine Mme Laurenceau le 8 avril 1929.

L'affaire de la malle sanglante, février 1949

Le 9 février 1949, un cadavre est découvert au fonds du Puits d'Enfer par M. Lucien Bergès, moniteur du sanatorium Saint-Jean-d'Orbestier, et les enfants qu'il accompagne. La police des Sables-d'Olonne arrive rapidement sur les lieux, rejointe par le maire du Château-d'Olonne Séraphin Buton et le juge d'instruction Alfred Lemoine du Tribunal des Sables-d'Olonne, et remonte avec difficultés le corps et la malle en osier à ses côtés. Les initiales RT sont retrouvées sur un vêtement de la victime et sur la malle en osier, permettant aux enquêteurs de préciser leur demande d'identification.

La police de Paris, alertée la veille de la disparition inquiétante de Robert Thélier par son neveu et après vérifications auprès des autorités locales, récupère l'affaire et lance ses investigations sur Robert Thélier et son entourage. Sa gouvernante Andrée Farré devient rapidement la principale suspecte.

Article pleine page de Libération (jpg - 990 Ko)

Félix Marie Robert Thélier est né le 25 mars 1882 à Paris (17e arrondissement) et a exercé la profession de professeur licencié ès sciences. À la retraite, il vit seul de ses rentes dans son appartement du 64 rue Jouffroy et a engagé fin 1948 Andrée Farré au poste de gouvernante pour l'aider au quotidien. Andrée Valérie Juliette Farré, née Coignard, est née le 30 novembre 1909 à Cholet. Elle aurait épousé en 1931 un Espagnol aisé et vécu en Espagne jusqu'à son retour en France dans les années 1940. Veuve et en situation financière précaire, elle enchaîne les petits boulots jusqu'à son embauche au service de M. Thélier.

En décembre 1948, Andrée Farré fait passer dans le journal L'Aurore une annonce recherchant un homme prêt à mener une « mission, même dangereuse, en France ou à l'étranger ». Robert Planet, dit Valtier, répond à cette annonce et au fil des semaines, les deux complices mettent au point leur plan pour soutirer de l'argent à Robert Thélier. Le 7 février 1949, ils sont vus par la concierge entrer dans l'immeuble en fin d'après-midi. L'escroquerie tourne mal et M. Thélier, après avoir signé plusieurs chèques sous la contrainte, est finalement étranglé.

Le lendemain, Andrée Farré quitte les lieux en déclarant à la concierge que M. Thélier est parti précipitamment en Suisse et l'a chargé de disposer de ses affaires avant de le rejoindre. Elle fait placer dans une voiture nouvelle acquise une grande malle en osier, contenant d'après elle des objets de valeur, puis se fait conduire vers la côte par Maurice Chatelain, engagé pour l'occasion. Arrivée aux Sables-d'Olonne, prétextant un rendez-vous manqué pour le transfert d'armes que contiendrait finalement la malle, elle demande à M. Chatelain de l'aider à la jeter dans le Puits d'Enfer dans la nuit du 8 au 9 février. Rentrée à Paris le 9 février, Andrée Farré se croit pour le moment hors de danger mais le lendemain, son chauffeur qui a eu vent de la découverte du cadavre de Robert Thélier alerte la police. Andrée Farré est ainsi arrêtée par la police le soir même.

Au cours de sa garde à vue, elle dénonce son complice, Robert Planet. Ce dernier, après une cavale de quelques jours, écrit à la police pour se disculper et finit par se rendre.

Le 8 décembre 1949, Robet Planet reçoit le verdict de 20 ans de travaux forcés et Andrée Farré est condamnée à mort. Grâciée par le président de la République, sa peine est commuée en réclusion à perpétuité à la prison d'Hagueneau (Bas-Rhin). Sortie après une remise de peine, elle décède en 1998 à Marseille.

Faits divers

Menus larcins, coups et blessures, vols, accidents de la route, délits liés au commerce et outrages à agent, les faits divers peuvent se révéler un miroir plus ou moins  authentique de la population et de son état d'esprit. Ils racontent un climat social, économique et politique.

 

Article de presse du Journal des Sables (png - 119 Ko)

Au début du XXe siècle, la station balnéaire des Sables-d'Olonne jouit d'une excellente réputation et la ville comprend un nombre relativement important de résidences secondaires. Le cambriolage de ces villas devient fréquent et les journaux se font l'écho des déboires des estivants retrouvant leurs maisons saccagées.
En 1921 et 1922, le Journal des Sables relate ainsi les cambriolages (peu lucratifs) des villas inhabitées Jeanne-Marie, Thaïs ou encore Les Charmettes et conclut ses articles par « La police enquête », laissant supposer que les auteurs de ces vols restent alors insaisissables. Le quartier du Bout-de-Ville semble le plus touché par ces pillages et des commerces sont également visités, à l'image du bar des Roches qui se voit dérober une partie de ses denrées (12 boites de paté de foie gras, 10 boites de sardines, 9 bouteilles d'alcool, etc.). Début juin 1922, c'est la villa de M. Chailley qui est cambriolée mais cette fois, la police n'aura pas à enquêter : surpris au petit matin par les gardiens M. et Mme You, les voleurs ont été arrêtés sur les lieux par M. You et des ouvriers de l'usine Amieux appelés à la rescousse.

Pendant les années 1920, chaque hiver voit ainsi de nouvelles victimes de ces cambriolages saisonniers parmi les villas inhabitées. En avril 1929, après avoir relaté le cambriolage de la maison de vacances de M. Carrère (allégé entre autres de sa bicyclette, de vêtements ou encore de bouteilles de vin) et le Journal des Sables peut enfin rapporter que les autorités ont réalisé « un beau coup de filet qui débarrassera la ville des Sables pour un certain temps, espérons-le, d'individus peu intéressants et toujours empressés de faire le mal ».

En novembre 1942, un cambrioleur agissant aux Sables-d'Olonne depuis plus d'un mois sans que la police ne puisse « lui mettre la main au collet » est finalement arrêté. Cet aide-fossoyeur de 55 ans avouera lors de sa garde-vue avoir cambriolé plus de 120 villas et hôtels, principalement dans le quartier Saint-Pierre, à raison de plusieurs effractions par semaine. Son but principal était les victuailles qu'il gardait pour sa consommation personnelle.

Extrait d'un article de presse du Journal des Sables, 6 février 1910. (jpg - 26 Ko)

Les Sablais sont aussi victimes de ces vols et cambriolages, dans de nombreux cas commis par opportunisme. En février 1910, le Journal des Sables rapportent ainsi une série de vols perpétrés par des enfants d'une dizaine d'années dans les villas d'estivants mais également les commerces sablais et aux domiciles des locaux.

 

Mais il y a des cas plus travaillés, tel que le vol du négociant Eugène Penard, rue des Jardins le 7 décembre 1906. Après avoir pénétré par effraction dans les locaux, des individus ont réussi à subtiliser un coffre-fort de 600 kilos qu'ils ont transporté jusqu'au chemin de ceinture pour le fracturer. Les auteurs de cet « audacieux cambriolage » repartent avec 2 000 francs en argent et laissent les titres de rente d'une valeur de 7 000 francs. Deux jours après les faits, la police poursuit son enquête et semble sur la piste de trois étrangers à la Ville qui auraient visité plusieurs commerçants sous prétexte de faire affaire.

Si la Ville subit ces agissements au fil des ans, une majorité des Sablaises et Sablais savent cependant faire preuve de probité et il n'est pas rare de voir dans le Journal des Sables les témoignagnes de ces actes d'honnêteté.

Si les vols et cambriolages rapportés dans la presse locale trouvent souvent racine dans la pauvreté ou l'oisiveté des interpellés, les bagarres, coups et blessures et parfois outrages à agent sont généralement le résultat d'une consommation d'alcool élevée.

 

Article de presse sur l'intervation de la police contre une personne alcoolisée dans un bar, 1929. (png - 277 Ko)