Cartographie
Afin de (re)découvrir de façon ludique le patrimoine historique et archéologique des Sables-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et du Château-d’Olonne, parcourez les différentes cartes thématiques mises à votre disposition afin d’y retrouver les principaux monuments, édifices ou lieux qui ont forgé la mémoire du territoire des Olonnes. Cette balade virtuelle est agrémentée de commentaires explicatifs pour chacun d’entre eux, ainsi que d’illustrations (photographies, cartes postales, gravures, dessins) issues des collections des Archives municipales des Sables-d’Olonne.
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Abbaye Saint-Jean d'Orbestier1 document(s).
Abbaye Saint-Jean d'Orbestier
Située sur le littoral au Château-d’Olonne, l’abbaye Saint-Jean d’Orbestier est construite au XIIe siècle sous l’impulsion du duc d’Aquitaine et Comte de Poitou, Guillaume IX sur un domaine de 800 hectares. Ce monument témoigne de ce qui fut un important monastère bénédictin entre le XIIe et XVIIIe siècle. Comme beaucoup d’autres, il connait grandeur, prospérité et destruction.
Richard Cœur de Lion contribua au rayonnement du monastère en confirmant les privilèges donnés aux moines d’Orbestier par son arrière grand-père Guillaume IX et en faisant de la forêt d’Orbestier son lieu de chasse favori.
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Château Nina d'Asty3 document(s).
Château Nina d'Asty
La mystérieuse Nina d’Asty, de son vrai nom Marina Mercedes Teresa Garaviglia (1882-1932) était une danseuse du Casino de Paris. Tombée amoureuse des Sables-d’Olonne et de ses environs, elle fit construire en 1905 une belle villa aux allures de château fort dans la forêt de la Pironnière, au Château-d’Olonne (« Villa Nina d’Asty »). Elle y donnait des réceptions et des bals où se pressaient de nombreuses personnalités de l’époque.
© AMLS, fonds cartes postales, 105 Fi 117
Château Nina d'Asty avec sa tour
Le château fort « Nina d’Asty » fut vendu dans les années 1920 à M. Hugonnet, ex-chef des cuisines du Pavillon Ledoyen aux Champs-Élysées, qui en fit un grand café restaurant.
Le bâtiment est acheté dans les années 1930 par M. Guitton.© AMLS, collection des cartes postales (dons), 10 Fi 476
Château Nina d'Asty, après sa transformation en colonie de vacances
En 1938, le chalet est transformé en colonie de vacances pour les enfants de la ville d’Issy-les-Moulineaux, et ce, jusqu’en 1978.
Entre temps, le « chalet Nina d’Asty » est réquisitionné pour héberger les réfugiés espagnols en 1939, puis les troupes allemandes de 1940 à 1944.
Devenu par la suite trop vétuste, il est vendu à la société Merlin qui le fait démolir en 1981.
© AMLS, fonds cartes postales, 105 Fi 315
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Église Saint-Hilaire1 document(s).
Église Saint-Hilaire
Ancienne église romane, intéressante par sa situation, à l’écart du centre et par sa construction sur une ancienne motte féodale, ancien site de la résidence des seigneurs d’Olonne. Le transept, le chœur et le clocher ont été reconstruits dans le style néogothique au début du XXe siècle. La façade, la nef et ses collatéraux témoignent de l’architecture religieuse de la fin du XVIIIe siècle.
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La baie de Cayola2 document(s).
La baie de Cayola
Le nom de la baie ou de l’anse de Cayola est peut-être un dérivé de l’expression « cailloux, là ». À marée basse, émergent parfois entre ces cailloux polis les têtes arrondies et alignées de pieux de bois. Des madriers aussi peuvent apparaître. Ce sont les fondations d’un point d’accostage.
Une « dune » de galets unique en EuropeÀ son arrivée sur le rivage, le fleuve côtier de La Combe se trouve barré par une puissante « dune » presque exclusivement constituée de galets de quartzite. Longue de 120 m, large de 40 m et haute de 7 m, il s’agit d’une des rares structures de ce type en France et même en Europe. Depuis le Jurassique inférieur, les galets ont été peu à peu usés et arrondis par les vagues déferlantes provoquant un martèlement de chocs entre eux.
De l’autre côté de la route, se trouve une petite lagune formée par La Combe et dans laquelle des loutres d’Europe ont pu être observées.© AMLS, fonds Leboucher, cote 44 Fi 09.
La baie de Cayola
À l’intérieur des terres, le lieu dit « Port Juré » rappelle par son nom l’existence d’un embarcadère dont les vestiges apparaissent à marée basse.
En 1992, un relevé des structures a été réalisé par l’archéologue Bertrand Poissonnier. cet embarcadère consiste en trois rangées de pieux en bois devant probablement servir de support au ponton. L'étude, par l'université de l’Arizona, d'un échantillon de ces pieux au carbone 14 a permis de dater la construction de cette structure aux alentours de l'an mille, bien avant la construction de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier.© AMLS, fonds Leboucher, cote 44 Fi 09.
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Le logis du Fenestreau1 document(s).
Le logis du Fenestreau
Cette demeure noble construite au XVIe siècle par la famille Bouhier, armateurs dans le port des Sables-d’Olonne, devient le logis des seigneurs d’Olonne de 1683 à la Révolution. Saisi en 1793, il sert alors de cantonnement militaire (pour les troupes républicaines) et de prison, avant de passer entre les mains de nombreux propriétaires. Il est reconstruit par l’un d’entre eux, Jean-Baptiste de Loynes de la Coudraye, propriétaire en 1843. Quatre propriétaires se succèdent encore avant que le logis ne soit finalement acheté par Henri Colins en 1888. Ce conseiller municipal, puis maire du Château-d’Olonne à partir de 1900, est également député de la Vendée en 1924. Henri Colins habite dans ce logis jusqu’en 1933.
Le logis est ensuite transmis de génération en génération dans la famille Colins jusqu’en 2020, année de l’acquisition du logis par la Ville des Sables-d’Olonne dans le cadre du « Plan Forêt Climat 2050 ».
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Le Puits d'Enfer3 document(s).
Le Puits d'Enfer
Le site le plus visité de la côte est paradoxalement le moins connu sur le plan géologique par le grand public.
À l’origine, il s’agissait d’une fissure ou diaclase ouverte dans la roche granite sur une longueur de 30 m que la mer a continué d’ouvrir à la force des vagues. Sur le plan géologique, elle représente une exceptionnelle ouverture large de 1 à 2 m. Mais l’intérêt géologique du Puits d’enfer est ailleurs.
La plate-forme littorale qui aboutit à cette diaclase est en réalité un ancien désert de cailloux de type "reg" tel que l’on peut en observer au Sahara. Le visiteur peut y voir des galets de quartz rouge éolisés, façonnés par le vent et picotés par les chocs répétés des grains de sable. Ces galets typiques à trois faces apparaissent luisants lorsqu’on les frotte avec un morceau de tissu.
© AMLS, antenne du Château, fonds Cartes postales, cote 10 Fi 65.
Le Puits d'Enfer à marée basse
Cette faille naturelle dans laquelle vient s’engouffrer la mer, avec violence les jours de grande marée, suscite l’attraction d’un public nombreux. La légende dit que cette faille aurait été créée par le diable pour engloutir un jeune imprudent qui voulait pactiser avec lui. On l’explique aussi par le choc d’une embarcation jetée là par une violente tempête appartenant à un pêcheur du pays. Il aurait ainsi été puni pour ne pas avoir tenu sa promesse de mariage avec sa fiancée. Depuis, on entend encore ses gémissements du fond du gouffre d’où il implore son pardon.
Ce lieu a aussi été "le site" de l’une des affaires criminelles les plus retentissantes d’après-guerre.
© AMLS, fonds Collection de cartes postales, cote 11 Fi 1227
L'affaire de la malle sanglante
En 1949, une malle contenant le corps d’un homme est découverte dans la faille du Puits d’enfer.
Sur la malle en osier, une inscription est encore visible : RT. Les policiers chargés de l’enquête comprennent vite qu’il s’agit des initiales de la victime : Robert Thélier. Ce dernier a été assassiné par sa gouvernante Andrée Farrée, originaire de Cholet. De Paris au Puits d’enfer, elle transporte le corps de sa victime dans une malle en osier avec la ferme intention de le faire disparaître au fond du gouffre.
Ce fait divers hors du commun a été raconté dans un roman historique et inspira le film Les Diaboliques, d’Henri-Georges Clouzot.© AMLS, fonds Collection de cartes postales, cote 11 Fi 1179.
