1863 : Naissance de la société de sauvetage des Sables-d'Olonne
Histoire de ...
La Ville des Sables-d’Olonne rend hommage ce mois-ci aux sauveteurs en mer sablais avec l’inauguration d’un monument dédié à la mémoire de ces courageux marins qui ont donné leur vie en se portant au secours des bateaux en détresse au large des côtes sablaises.
En effet, les drames de 1868 et de 2019 nous rappellent tragiquement les risques encourus par ces intrépides sauveteurs qui depuis 160 ans se lancent à l’assaut des vagues et des éléments déchaînés, toujours mus par l’inamovible solidarité des gens de mer qui les anime.
La tradition de sauvetage est fortement ancrée aux Sables-d’Olonne, comme en témoignent les actions de secours apportés aux passagers du navire marchand La Placelière échoué sur les récifs des Barges au milieu du XVIIIe siècle.
Cependant, l’organisation officielle des secours aux naufragés ne voit le jour aux Sables-d’Olonne que sous le Second Empire, et ce, à l’initiative de l’État. Après avoir effectué l’achat d’objets de sauvetage en 1855, le Conseil municipal valide sept ans plus tard l’idée de l’implantation d’une société de sauvetage. La création est ensuite officialisée le 1er novembre 1863 et les statuts définitivement approuvés en mai 1865. L’article 1 indique qu’« il est formé aux Sables-d'Olonne (Vendée) avec l'autorisation du gouvernement une société de sauvetage ».
Ces statuts ont la particularité d’y inclure également, à la demande de la municipalité sablaise, le secours de la plage pour les baigneurs. En effet, le Conseil « estime qu’il y a lieu d’homologuer ces statuts mais que pour donner à la société de sauvetage une utilité pratique que la rareté des sinistres sur la côte lui enlève heureusement, il conviendrait de l’organiser en même temps en vue des secours à porter quelquefois aux nombreux baigneurs de la plage. »
La société de sauvetage des Sables-d’Olonne ainsi constituée se voit attribuer deux ans plus tard un premier canot de sauvetage qui sera malheureusement victime de la catastrophe maritime d’avril 1868 dans laquelle huit sauveteurs sablais vont périr lors du naufrage de la chaloupe Coeur de Jésus et Marie…
À la suite de ce drame, la société de sauvetage est mise en sommeil quelques années avant de renaître de ses cendres et porter secours à d’innombrables marins sous l’impulsion de sauveteurs emblématiques comme Anselme Maraud, Pierre Crouzillat et plus récemment Christophe Monnereau.
Le document du mois est également consacré au sauvetage en mer avec le tableau des médailles de Pierre Éliopole Crouzillat conservé aux Archives municipales sous la cote 22 J 25.
