Chronologie
Depuis l'occupation du rivage des Olonnes au Néolithique jusqu’à la fusion des communes des Sables-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et du Château-d’Olonne le 1er janvier 2019, ce sont plus de 5 000 ans d’histoire qui vous sont présentés ici à l’aide de cette frise chronologique illustrée de documents d’archives issus des collections des Archives municipales ou d’autres institutions patrimoniales.
Vous y découvrirez les dates majeures de l’histoire des Sables, comme les fondations de la châtellenie d’Olonne et de l’abbaye d’Orbestier au Moyen Âge, les chartes de Savary de Mauléon prince de Talmont qui permirent la colonisation du littoral olonnais au XIIIe siècle, la visite du roi de France Louis XI en 1472 ou l'arrivée du chemin de fer en 1866, sans oublier l'âge d'or du port des Sables au XVIIe siècle lorsqu'il était le premier port morutier du Royaume de France. Sans occulter bien entendu des périodes plus sombres que le pays des Olonnes a connues soit au XVIe siècle lors des guerres de religion, soit pendant la Révolution française et les guerres de Vendée, sans oublier la tragédie de la Première Guerre mondiale ou la terreur de l'Occupation allemande entre 1940 et 1944.
C’est maintenant à votre tour de remonter le temps et de partir à la découverte des grandes heures qui ont fait l’histoire des Sables-d’Olonne !
De la préhistoire à nos jours
Site protohistorique des Plesses
Château-d'Olonne de 800 avant J.-C. à 50 avant J.-C.
Il s'agit d'un établissement agricole découvert dans les années 2000 avec un espace consacré à l'habitat délimité par un fossé (800 à 50 av. J.-C.) et des bâtiments agricoles (espaces de stockages de denrées) ceints d'enclos fossoyés (450 à 50 av. J.-C.). En 2019, un atelier de tuilier est également mis à jour aux Plesses. Extrêmement bien conservé, cet ensemble est une référence régionale voire même nationale.
(source : Service Patrimoine des Sables-d'Olonne).
Occupation du site des Caltières
Olonne-sur-Mer de 3500 avant J.-C. à 2800 avant J.-C.
Implanté sur un éperon surplombant la Vertonne, le site des Caltières a révélé, lors de fouilles menées par l'INRAP en 2012 et 2014, un important complexe d'enceintes datées de la fin du Néolithique, ainsi que deux chemins aménagés à cette période. la production de sel est également attestée sur le site des Caltières qui a en effet livré un important mobilier archéologique (vase à sel et outils en bois) témoignant de la production de sel qui serait à l'origine d'échanges commerciaux à l'échelle du Grand-Ouest.
C'est à M. René Rapiteau, propriétaire du terrain des Caltières, que l'on doit la découverte de ce vaste ensemble archéologique majeur de la façade atlantique.
Présence humaine sur le cordon dunaire de la forêt d'Olonne
Olonne-sur-Mer en 4500 avant J.-C.
Au lieu-dit "la Conche verte", une roche en migmatique de 3,5 mètres de long est redécouverte en 1902 par le docteur Marcel Baudouin (1860-1941) et Georges Lacouloumère (1868-1930). Interprêtée par erreur comme étant un ancien menhir, la pierre a été redressée par les deux archéologues amateurs. Aujourd'hui, il est admis qu'il s'agit d'une pièce faisant vraisemblablement partie d'une sépulture malgré l'absence de vestiges osseux retrouvés sur les lieux. Cette pierre est contemporaine des menhirs de Pierre Levée.
(source : Jean-Marc Large, Olonne-sur-Mer, du mythe à l'actualité archéologique, in Louise Robin, Olonne-sur-Mer, nature et patrimoine, édition de Beaupré, 2013, p. 30-31.)
Occupation humaine du rivage sablais au Néolithique et au Chalcolithique
Les Sables-d'Olonne de 4335 avant J.-C. à 400 avant J.-C.
La tempête de février 2014 a été l'occasion de découvrir de nombreuses traces archéologiques sous le sable de la grande plage. Le site avait déjà été signalé en 1979 par les archéologues Roger Joussaume et Pierre Robin.
Les fouilles de l'estran menées en urgence à la fin de l'hiver 2014 par les archéologues Jean-Marc Large et Colette Dugardin ont permis de collecter des ossements, des céramiques et du matériel lithique qui démontrent que le site des Sables-d'Olonne était déjà occupé par une population dite du « Chasséen Atlantique » il y a 6 000 ans.
Occupation du site de la grande plage des Sables au Néolithique récent
Les Sables-d'Olonne de 2900 avant J.-C. à 2600 avant J.-C.
La grande marée du 25 février 1979 a permis la découverte de 47 éclats de silex débités par l'homme, ainsi que 80 tessons de poteries et de nombreux ossements d'animaux. Ces vestiges attribués au Néolithique récent conservent toutefois des caractéristiques du Néolithique moyen et semblent indiquer « un certain archaïsme du littoral vendéen à cette époque ».
(source : Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Offset5 éditions, 1997, p. 213)
Site du « Bar des Roches »
Les Sables-d'Olonne de 2200 avant J.-C. à 2000 avant J.-C.
Ce site, situé à proximité de Tanchet, a été relevé par Ferdinand Ydier en 1924 et semble indiquer la présence d'une occupation humaine à l'époque du Bronze ancien-moyen à cet endroit. Le mobilier aujourd'hui disparu était composé d'éclats de silex et de tessons de poteries.
(source : Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Offset5 éditions, 1997, p. 214)
Site préhistorique au Puits d'Enfer
Château-d'Olonne du 200000-00-00 avant J.-C. au 150000-00-00 avant J.-C.
Il s'agit de la plus vieille trace d'occupation humaine découverte sur le territoire des Olonnes. Le biface acheuléen retrouvé au pied de la falaise est un outil préhistorique lithique de forme ovale sur éclat de quartzite. Autrefois conservé au musée du Pilori à Niort.
(source : Yanice Michaud, Le Château-d'Olonne, éditions d'Orbestier, 2006, p. 11 et Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Geste éditions, 1997, p. 105)
Sites mésolithiques de Cayola, Saint-Jean d'Orbestier et Bel Air
Château-d'Olonne de 5600 avant J.-C. à 5200 avant J.-C.
Des éclats de silex issus du débitage de galets du littoral ont été retrouvés sur le site de Cayola, mais également à Saint-Jean d'Orbestier et à Bel Air. Il est convenu que ces objets lithiques appartiennent à la culture Retzienne atlantique. Certains d'entre eux sont conservés au musée de La Roche-sur-Yon dans la collection Bocquier.
(source : Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Geste éditions, 1997, p. 105)
Présence d'habitations gallo-romaines et exploitation du commerce du sel
Pays des Olonnes de 200 à 499
En 1881, une vaste demeure datée de l'époque gallo-romaine est découverte au lieu dit « Fief des Coûts », non loin de l'abbaye Sainte-Croix, sur le terrain du M. Pineau. D'autres vestiges sont également découverts au fief des Chirons à Olonne, au Fenestreau et à Cayola au Château-d'Olonne, ce qui démontre que le territoire était exploité à l'époque antique.
Les salines présentes sur le littoral olonnais depuis le Néolithique vont prendre un nouvel essor sous l'Empire romain et l'exploitation de « l'or blanc » va assurer la richesse du Pays des Olonnes pendant plusieurs siècles.
Évangélisation du pays olonnais par Saint Vivent
Pays des Olonnes de 350 à 399
Ce saint, selon la légende, serait venu en Poitou au IVe siècle de notre ère pour évangéliser le pays d'Herbauges situé sur la côte atlantique. Il y vécut un temps aux côtés de Saint Martin, dans un lieu dénommé Vertou près de l'Ile d'Olonne avant de devenir ermite à l'Ile Vertime (source : abbé Hte Boutin, Légendes des saints du propre de l'église de Luçon, 1892). Décédé à l'âge de 120 ans à Saint-Vincent-sur-Graon, ses ossements furent transportés en Bourgogne par les moines au IXe siècle par crainte des pirates Vikings qui dévastaient la contrée.
La translation des reliques de Saint Vivent à l'église d'Olonne a eu lieu le 19 août 1937.
Raids vikings
Pays des Olonnes de 801 à 1000
Le 1er raid sur les côtes de Vendée a lieu en 799 à l'ile de Bouin. Puis, entre 819 et 835, le monastère de Noirmoutier est pillé par les pirates vikings à de nombreuses reprises, avant que ceux-ci ne s'y établissent durablement aux alentours de 840. L'incendie de Luçon en 853 et le débarquement à l'embouchure du Lay à Saint-Michel en l'Herm en 1017 témoignent de la longévité de ce fléau qui terrorise les populations locales pendant plus de 200 ans.
Il y a par conséquent de très fortes probabilités pour que les Normands aient effectué de multiples incursions aux Olonnes au cours des IXe et Xe siècles. Selon certaines traditions orales, le toponyme « Armandèche » à La Chaume serait une déformation de l'ancien terme « Normandèche », qui rappellerait la présence de ces envahisseurs venus du Nord sur nos côtes.
Construction de l'église Notre-Dame d'Olonne
Olonne-sur-Mer de 901 à 1000
L’église Notre-Dame d’Olonne est mentionnée pour la première fois en 1042, dans le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Talmont sous le vocable de Sainte-Marie. Mais sa construction est certainement antérieure, ce qui en fait le plus vieil édifice religieux du pays des Olonnes. Elle est classée Monument historique depuis 1908.
Construction du château de Talmont et création de la seigneurie d'Olonne
Olonne-sur-Mer de 1020 à 1100
Guillaume Ier dit le Chauve (984-1048), premier seigneur de Talmont et vassal du duc d'Aquitaine Guillaume V (circa 969-1030), est à l'origine de la construction d'une forteresse au XIe siècle sur les hauteurs du pays talmondais. Cet édifice avait pour but d'organiser la défense de la côte face aux incursions scandinaves. Les premières mentions du château ont été retrouvées dès 1020 dans le cartulaire de Saint-Cyprien de Poitiers.
Le système défensif s'appuie également sur un réseau de seigneuries, dont celle d'Olonne érigée à cette même période. La seigneurie des Olonnes, dépendante de celle Talmont, comprenait le territoire de la commune nouvelle des Sables. Le pouvoir seigneurial était situé au Château-d'Olonne, comme l'indique le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Talmont en 1092 (castrum Olonne, castellum Olonne). La motte castrale était alors située à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Hilaire.
Construction du prieuré Saint-Nicolas par les moines de Sainte-Croix de Talmont
Les Sables-d'Olonne de 1040 à 1060
Selon la légende, la chapelle fut construite au XIe siècle, à l’initiative d’un marin ou d’un pêcheur sauvé d’un naufrage. La chapelle fut dédiée à Saint-Nicolas qui est le patron des pêcheurs.
En réalité, ce sont les religieux de Sainte-Croix de Talmont qui ont entrepris la construction de l’édifice à cette époque. La Chaume est érigée en paroisse probablement à cette période. La première mention du prieuré se trouve dans la charte de 1218 : capelle B. Nicholai de Calma.
Création de la paroisse d'Olonne-sur-Mer
Olonne-sur-Mer en 1042
La naissance de la paroisse d'Olonne au XIe siècle est vraisemblablement concomitante de la mise en place du pouvoir seigneurial sur le littoral olonnais. Cette paroisse est alors sous l'obédience de l'abbaye Sainte-Croix de Talmont.
(source : Jean-Luc Sarrazin, le Temps des châtelains Xe-XIIe siècles, in La Vendée des origines à nos jours, éditions Bordessoules, 1982, p. 114-115)
Édification d'un castrum
Château-d'Olonne en 1092
La première mention d'un castrum au Château-d'Olonne, siège politique de la seigneurie d'Olonne, apparaît dans le cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Talmont en 1092 : castrum Olonne, castellum Olonne.
Ce château, qui a donné son nom à la commune, est probablement construit au XIe siècle, au moment de la création de la seigneurie de Talmont.
Il ne subsiste aujourd'hui plus rien de cet ancien édifice, qui était situé à l'origine à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Hilaire.
Construction de la tour du manoir de la Jarrie
Olonne-sur-Mer de 1101 à 1200
La première mention du château de la Jarrie dans les archives remonte au début du XIIe siècle, avec un dénommé Stephanus de la Jarria en 1120, période probable de la construction du domaine. Mais dans un texte de 1105, le baron Gobin d'Olonne est déjà indiqué comme étant possessur d'un château en ces lieux... La position de l'ouvrage fortifié sur les hauteurs d'Olonne en fait alors un élément défensif important du bourg et du littoral olonnais. Il ne susbiste aujourd'hui du château médiéval que la tour originelle.
(source : Louise Robin, Olonne-sur-Mer, Nature et Patrimoine, éditions de Beaupré, 2013, p. 116 et 304).
Fondation de l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier
Château-d'Olonne en 1107
C’est en juillet 1107 que Guillaume IX, Duc d’Aquitaine, Comte de Poitou et seigneur de Talmont autorise les moines bénédictins à s’installer dans la vaste forêt d’Orbestier. L’abbaye est dédiée à Saint-Jean Baptiste et Sainte-Marie et prend le nom d’Orbestier « Orbis terminus » qui signifie le « bout du monde ». Le domaine concédé s’étend sur plus de 800 hectares limité à l’est par le ruisseau de Tanchet et à l’ouest par le ruisseau de Cayola. Tout au long du XII et XVIIIe siècle, l’abbaye est à son apogée tant sur le plan temporel que spirituel. Outre le domaine concédé par Guillaume IX, les moines acquièrent tout un ensemble de biens composés de prieurés, moulins, vignes, marais salants acquis successivement par dons où par legs. En 1182, ils reçoivent la protection de Richard Cœur de Lion. Devant les usurpations commises par son vassal Raoul III de Mauléon, Richard confirme la jouissance de tous les biens et privilèges des moines d’Orbestier.
Possession des seigneuries de Talmont et d'Olonne par la famille de Mauléon
Pays des Olonnes de 1145 à 1251
Il s'agit de l'une des plus importantes familles de la noblesse poitevine au Moyen Âge, dont le plus célèbre membre est Savary, prince de Talmont (circa 1181-1233). La famille de Mauléon succède à la famille de Lezay à la tête des seigneuries de Talmont et d'Olonne dans la première moitié du XIIe siècle :
- 1140-1179, Elbe de Mauléon ;
- 1180-1200, Raoul III de Mauléon, également sénéchal du Poitou en 1199 ;
- 1200-1214, Guillaume de Mauléon ;
- 1214-1233, Savary Ier de Mauléon, sénéchal du Poitou.
En 1233, au décès de Savary, le Talmondais et l'Olonnais passent dans le domaine du roi de France Louis IX jusqu'en 1245. À partir de 1246 jusqu'en 1251, le domaine est la possession de Raoul IV de Mauléon, fils illégitime de Savary et d'Amable du Bois.
Venue de Richard Coeur de Lion à La Salle Le Roy et à Talmont
Les Sables-d'Olonne en 1181
Richard Ier, dit Cœur de Lion (1157-1199), est le fils du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt (1133-1189) et d'Aliénor d'Aquitaine (circa 1122-1204). Devenu comte de Poitiers et duc d'Aquitaine dès son plus jeune âge, il a l'occasion de venir à de nombreuses reprises sur ses terres du Talmondais et de l'Olonnais qui font partie des possessions des Plantagenêts en Bas-Poitou. Il dispose d'une réserve de chasse près d'Orbestier qu'il affectionne tout particulièrement et confirme en 1181 les privilèges donnés auparavant à l'abbaye par son grand-père Guillaume IX, Duc d'Aquitaine (1071-1127).
À la mort de son père en 1189, Richard devient roi d'Angleterre, duc d'Anjou, de Normandie et du Maine.
Ratification des chartes de Savary de Mauléon
Les Sables-d'Olonne en 1218
En 1218, le prince de Talmont et sénéchal du Poitou, Savary Ier de Mauléon (c. 1181-1233), autorise l'établissement d'une villa nova près d'Olonne, à La Chaume et dans les dunes des Sables. Tout en favorisant la colonisation du littoral sablais et chaumois, l’intérêt de Savary de Mauléon est de remplacer avantageusement le port de Talmont qui s'envasait irrémédiablement.
Possession des seigneuries de Talmont et d'Olonne par la famille de Thouars
Pays des Olonnes de 1253 à 1404
La maison de Thouars est implantée en Bas-Poitou depuis le Haut-Moyen Âge.
Elle prend possession du Talmondais et de l'Olonnais à la suite du décès de Raoul IV de Mauléon en 1253, et ce jusqu'au début du XVe siècle, date à laquelle ces deux seigneuries passent aux mains de la famille de La Trémoille.
La branche ainée des Thouars s'est éteinte après le décès de Marguerite de Thouars en 1404.
Création de la paroisse du Château-d'Olonne
Château-d'Olonne de 1301 à 1400
Mentions de Tordelona et Olona sur les cartes et atlas maritimes
Pays des Olonnes de 1339 à 1500
La première mention de « Tor de Lona » est visible sur une carte marine de la Méditerrannée datée de 1339 et attribuée à Angelino Dulcert (BNF, département des cartes et plans, CPLGE, B-696 RES). Outre ce nom de lieu, on retrouve également ceux de Sangili (Saint-Gilles) et de Normaster (Noirmoutier). L'Atlas catalan de 1375 reprend en totalité ces termes, alors qu'en 1488, c'est désormais le nom d'Olona qui apparait sur la carte dite de Christophe Colomb (BNF, département des cartes et plans, CPLGE, AA-562 RES).
Attaque des Sables par les troupes anglaises de Richard FitzAlan, comte d'Arundel
Les Sables-d'Olonne en 1388
Pendant la Guerre de Cent Ans, le littoral du Bas-Poitou est régulièrement victime du conflit qui oppose les royaumes de France et d'Angleterre. Une chronique anglaise rapporte notamment que la flotte de l'amiral Richard FitzAlan, XIe comte d'Arundel dévaste l'Ile de Ré, La Rochelle, Olonne et Oléron pendant l'été 1388.
(source : Mathias Tranchant, Les origines des Sables-d'Olonne, Geste Éditions, 2012, p. 63).
Les familles d'Amboise puis de La Trémoille prennent possession des seigneuries de Talmont et d'Olonne
Pays des Olonnes de 1404 à 1486
De 1404 à 1469, la famille d'Amboise, qui détient le vicomté de Thouars, hérite des chatellenies de Talmont et d'Olonne. Pierre II (de 1404 à 1426) puis son fils Louis d'Amboise (de 1426 à 1469) sont les maîtres des lieux jusqu'à ce que Louis XI, Roi de France, offre ces terres à son fidèle conseiller Philippe de Commines. Après des années de procès et la disgrâce de Commines, la famille de la Trémoille, par l'intermédiaire de Louis II (1460-1525) qui détient le vicomté de Thouars, récupère ses biens et ses titres en 1486. La maison de La Trémoille va ensuite conserver le Talmondais et l'Olonnais jusqu'au début du XVIIe siècle.
C'est au XVe siècle que la maison forte de la Mortière a été construite dans le bourg d'Olonne.
(source : Louise Robin, Olonne, Nature et Patrimoine, éditions de Beaupré, 2013, p. 132).
Fondation du couvent des Cordeliers
Olonne-sur-Mer en 1428
Le couvent « Saint François d'Ollonne » ou des Cordeliers est fondé près du cimetière en 1428 par Guillaume Royrand, seigneur de la Claye et de la Bauduère. Incendié pendant les guerres de Religion, en 1568, par les troupes huguenotes commandées par Pierre Nauls de la Sècherie, il est reconstruit à l'identique en 1640 grâce à la générosité du seigneur de la Bauduère. Vendus comme bien national pendant la Révolution française, les bâtiments vont disparaître au cours du XIXe siècle.
(source : Colette Renou, bulletin de l'association Mémoire des Olonnes, n°8, 1994).
Séjour du Roi Ier René d'Anjou
Les Sables-d'Olonne le 29/11/1456
Témoignage de l'importance croissante du port des Sables au XVe siècle, l'un des puissants seigneurs du royaume de France, René Ier (1409-1480), duc d'Anjou, également roi de Jérusalem, comte de Provence et Forcalquier, roi de Sicile et duc de Bar, est de passage en cette ville avec son épouse Jeanne de Laval (1433-1498) lors d'un voyage dans ses domaines de l'Ouest.
(Source : Mathias Tranchant, Les origines des Sables-d'Olonne, Geste éditions, 2012, p. 118)
Visite du roi Louis XI et de Philippe de Commynes
Les Sables-d'Olonne en 1472
Le Roi de France Louis XI est venu aux Sables à l'invitation de son conseiller Philippe de Commynes. Souhaitant en faire le port principal du pays, Louis XI exempte d’impôts la cité et lui concède des privilèges pour assurer son développement. Il autorise également la création de la charge de prévôt et de quatre jurés nommés par le seigneur d’Olonne.
La tradition veut que Louis XI ait séjourné au 71 rue de l'Hôtel de Ville lors de son bref séjour aux Sables en novembre 1472.
Armement du navire la Gabrielle par la vicomtesse de Thouars
Les Sables-d'Olonne en 1491
La Gabrielle était un navire français armé pour la Course. Cette nef appartenait au seigneur Louis II de la Trémoille et portait le nom de son épouse, Gabrielle de Bourbon. La Gabrielle appareilla du port des Sables le 4 juin 1491 avec à son bord 130 hommes commandés par le capitaine Étienne de Chiros.
(source : Société d'Histoire, d'Archéologie et d'Art du pays Thouarsais)
Début de la pêche à la morue par les marins olonnais
Les Sables-d'Olonne de 1501 à 1520
La (re)découverte des bancs de Terre Neuve par les pêcheurs basques puis bretons au cours des XIVe et XVe siècles va marquer le début de la grande aventure de la pêche à la morue. Les Olonnais vont se lancer à leur tour à la recherche de « l'or vert » et le port des Sables devient rapidement l'une des plus importantes flottes de morutiers de la façade atlantique derrière La Rochelle et Bordeaux. Au XVIe siècle, ce ne sont pas moins de 108 navires olonnais qui participent alors à la « grande pêche ».
Ouragan qui dévaste la ville des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne en 1525
Cet épisode dramatique est relaté par le chroniqueur André Collinet dans ses manuscrits mais sans qu’il soit possible d’en déterminer la date exacte (1515 ou 1525), faute de documents d’archives. Toutefois, des sources annexes permettent de retrouver des traces de phénomènes météorologiques exceptionnels à cette époque, comme en 1518 en Aunis et en 1525 au Havre où une « male marée » submerge la Ville. C’est il semble à la suite de cet évènement extraordinaire qu’un premier mur de protection de 10 à 12 pieds d’épaisseur va être construit aux Sables afin de garantir la sécurité des habitations.
Construction d’un mur de soutènement pour protéger la ville des assauts de la mer sur ordre de François Ier
Les Sables-d'Olonne de 1541 à 1543
Cette assertion est rapportée par le chroniqueur André Collinet dans ses manuscrits. C'est à la suite de l'ouragan de 1515 ou 1525 que le pouvoir royal décide donc de faire réaliser les travaux nécessaires pour la protection de la cité sablaise. Certains éléments semblent être encore visibles en 1752 lors de la construction du nouveau quai.
(source : Olona, Histoire des Sables, Tome I, Les origines, p.30-31).
Construction du logis du Fenestreau
Château-d'Olonne de 1550 à 1579
Cette demeure noble est construite au XVIe siècle aux Fenestreaux, non loin du bourg du Château-d'Olonne, par le seigneur de la Bauduère, Robert Bouhier (?-1579), sénéchal des Olonnes et armateur du port des Sables. À partir de 1683, ce logis sert de résidence aux seigneurs d'Olonne, en premier lieu à la famille de la Trémoille, puis en 1696 aux Montmorency-Luxembourg. Devenu bien national sous la Révolution, il rentre par la suite dans la propriété des familles De Loynes puis Colins dans le courant du XIXe siècle, et ce, jusqu'en 2020, date à laquelle la Ville des Sables fait l'acquisition de ce lieu chargé d'histoire.
Implantation de la Réforme à La Chaume
Les Sables-d'Olonne de 1559 à 1561
Une importante communauté huguenote se forme à La Chaume dans la seconde moitié du XVe siècle, comme dans de nombreux ports et villes du Poitou. Le temple protestant édifié rue Saint-Nicolas en cette fin du XVe siècle est définitivement fermé en 1635 puis démoli en 1665 suite à l'arrêt du Grand Conseil ordonnant la démolition des temples huguenots dans le diocèse de Luçon. Le cimetière protestant jouxtant le cimetière catholique près de l'église de La Chaume (actuel prieuré Saint-Nicolas) est visible sur les cartes de Masse en 1703. Nombre de familles protestantes vont quitter la Ville ou se convertir à la religion catholique, à l'image des Collinet, après la Révocation de l'Édit de Nantes de 1685.
Prise de la Ville par les troupes huguenotes de La Noue Bras de fer
Les Sables-d'Olonne le 16/03/1570
Au début du mois de mars 1570, à la tête d'une importante troupe armée, François de La Noue, dit bras de fer (1531-1591), chef du parti Huguenot, vient assiéger Les Sables pour y affronter le chef catholique Charles Rouault du Landreau (c. 1530-1592), seigneur de Bournezeau et vice amiral de Guyenne. Après plusieurs jours de combats féroces, les Huguenots s'emparent de la cité et obligent du Landreau à s'enfuir. Plus de quatre cents Catholiques sont tués lors de cet affrontement et la Ville livrée au pillage des soldats de La Noue.
(source : Olona, Histoire des Sables, tome I, les Origines, p.34-35)
Pillage de la ville par les troupes huguenotes du comte de Montgommery
Les Sables-d'Olonne en 1577
La présence de vingt-cinq bateaux portugais chargés de blés dans le port des Sables attire la convoitise des chefs huguenots qui guerroient dans le Bas-Poitou. Malgré une tentative de conciliation avec le prince de Condé et les Rochelais, les habitants des Sables et de La Chaume ne peuvent empêcher les 1 500 hommes du régiment de Mouy commandées par Gabriel II de Montgommery (c. 1560-1635) et le sieur de Mouy, Isaac de Vaudray, de s'emparer de la Ville en avril 1577, et ce, sans coup férir. Malgré une vaine résistance, le château de La Chaume doit capituler et les habitants payer la somme de 10 000 livres en échange d'avoir la vie sauve. Peu de temps après, au mois de mai, l'armée royale commandée par Charles de Rouault du Landreau reprend la ville au assaillants huguenots.
(source : Olona, Histoire des Sables, tome I, Les Origines, p.37-38)
Premier acte de baptême des Sables-d'Olonne conservé aux Archives municipales
Les Sables-d'Olonne en 1597
Baptême de Jehan Guiet (2 juin 1597) :
« Le Second Jour du mois de juin 1597 fut baptisé Jehan fils de Jehan Guiet et de Marie Trichet son épouse furent parrains honorable
et discrète personne messire Pierre Febvre et Jehan Triollon et la marraine Marie Guiet ».
Prise de la Ville par les troupes de Soubise
Les Sables-d'Olonne le 24/02/1622
Face à la menace d'une nouvelle attaque de la part des Calvinistes, la cité sablaise est en état d'alerte. Les troupes royales commandées par le comte de La Rochefoucault, François V (1588-1650), y organisent la défense contre la menace que fait peser contre elle Benjamin de Rohan, duc de Soubise (1583-1642), l'un des principaux chefs huguenots de cette époque. En février 1622, celui-ci vient assiéger la Ville des Sables dont il s'empare malgré une farouche résistance de la part des habitants. Ceux-ci doivent finalement payer un lourd tribu de 20 000 écus à Soubise mais ne peuvent empêcher que les troupes huguenotes se livrent au pillage et incendient l'église de La Chaume. Le Roi Louis XIII accorde par la suite une aide de 12 000 livres pour la reconstruction de l'église et l'achat d'ornements.
Fondation de la paroisse des Sables par Richelieu
Les Sables-d'Olonne le 09/11/1622
La ville des Sables est érigée en paroisse par Jacques de Flavigny et Henri Amyraut, vicaires généraux de l'évèque de Luçon et futur cardinal, Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642) le 9 novembre 1622 (Olona, Histoire des Sables, tome 1, les origines, p.47).
Le bourg des Sables dépendait historiquement de la paroisse d'Olonne, mais au XVIIe siècle, devant l'importance croissante du port et l'augmentation constante de la population, les habitants souhaitent devenir indépendants de la cure d'Olonne, d'autant que le curé ne se déplace alors que rarerement aux Sables pour y célébrer les offices. Le comte des Olonnes, Philippe de la Trémoille, se fait leur interprête auprès de Richelieu qui finit par accéder à leur requête afin de consolider le catholicisme dans son diocèse. En contrepartie, le curé sablais doit être nécessairement docteur en théologie de la Sorbonne et les nouveaux paroissiens des Sables doivent s'engager à dédommager le curé d'Olonne de la somme de dix Livres tournois chaque année à Noël.
Construction du couvent des Bénédictines de Sainte-Croix
Les Sables-d'Olonne de 1633 à 1639
Le couvent ou prieuré est fondé par Charlotte-Flandrine de Nassau, abbesse du couvent des Bénédictines de Sainte-Croix de Poitiers. La bâtiment êst transformé par la suite en hôpital militaire pendant la Révolution, en petit séminaire au XIXe siècle, puis en caserne militaire jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avant de devenir un lycée public dans les années 1940-1960, et finalement un centre culturel depuis 1962. La charpente du XVIIe siècle en forme de « coque de bateau renversée » est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1968.
Début de la construction de l'église Notre Dame-de-Bon-Port
Les Sables-d'Olonne en 1646
En 1622, la communauté sablaise obtient du cardinal de Richelieu, alors évêque de Luçon, la création d’une cure indépendante de celle d’Olonne. Désormais, la paroisse Notre-Dame de Bon-Port sera obligatoirement dirigée par un curé docteur en théologie ou bachelier de la Sorbonne.
Face à l’accroissement de la population, l’ancienne chapelle du Rosaire devient trop petite pour les fidèles. C’est la raison pour laquelle la construction d’une nouvelle église est décidée. Les travaux commencés en 1646 vont se poursuivre jusqu’au XVIIIe siècle.
Les Sables-d'Olonne, premier port morutier de France
Les Sables-d'Olonne de 1660 à 1725
Le XVIIe siècle est considéré l’« âge d'or » du port des Sables-d'Olonne, devenu le premier port morutier du royaume. De nombreuses familles d'armateurs et de négociants (Gaudin, Petiot, Lodre, Tortereau, Bouhier, Servanteau...) s'enrichissent en investissant dans la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, et font vivre près de 1 500 gens de mer « olonnais ». L'apport de capitaux nantais dans la « grande pêche » est également l'un des facteurs majeurs de la prospérité de la cité. Le port arme jusqu'à 254 morutiers dans la première moitié du XVIIIe siècle et les capitaines sablais n'hésitent pas à faire deux marées (prime et tard) dans l'année. À son apogée, le port des Sables fournissait la morue verte à la table du Roi de France.
Mort de François Nau l'Olonnois (flibustier)
Olonne-sur-Mer en 1671
Ce flibustier sanguinaire, terreur des Espagnols dans les Antilles, connait une fin particulièrement tragique à la suite d'une expédition malheureuse sur les côtes d'Amérique centrale. Le chroniqueur de la flibuste, Oexmelin, rapporte que Nau l'Olonois est alors capturé par des indiens cannibales qui le découpent en morceau puis le dévorent.
Démantèlement du château de La Chaume sur ordre de Louvois
Les Sables-d'Olonne en 1688
L'enceinte fortifiée du château de La Chaume est démantelée à la fin des années 1680, sur l'ordre du secrétaire d'État à la Guerre, Jean-Baptiste Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691).
Cette enceinte puis ses vestiges que l'on aperçoit sur de nombreux plans des XVIIe et XVIIIe siècles indique l'emprise considérable du château à cette épôque dont la forme en étoile rappelle le système défensif ingénieux imaginé par le marquis de Vauban (1633-1707) dans de nombreuses autres places fortes du royaume.
Il ne subsiste aujoud'hui que la tour, la cour intérieure et les douves de l'ancien château de La Chaume.
Possession du comté d'Olonne par la famille de Montmorency-Luxembourg
Pays des Olonnes de 1696 à 1803
Le comté d'Olonne passe aux mains de la famille de Montmorency-Luxembourg par le mariage de Paul Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1664-1731), duc de Chatillon avec Marie-Anne de la Trémoille (1676-1708), marquise de Royan et comtesse d'Olonne, en 1696.
Le comté est ensuite transmis à Charles Paul Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1697-1769), Charles Anne Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1721-1777) et Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803).
Bombardement de la Ville par une flotte anglo-battave
Les Sables-d'Olonne du 17/07/1696 au 18/07/1696
À la fin de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), une escadre anglo-battave placée sous le commandement de sir Martin Beckman (circa 1620-1705) et du capitaine G. Meese vient se positionner dans la rade des Sables pour attaquer la Ville, après avoir échoué devant Belle-Ile puis bombardé l'Ile de Ré. Les galiotes à bombes lancent environ 2 000 projectiles sur les deux côtés du chenal, causant essentiellement la destruction d'une trentaine de maisons à La Chaume. Aux Sables, les dégâts sont moindres car il semble que la plupart des bombes tombent par chance dans les marais. La tradition locale rapporte d'ailleurs que l'échec du bombardement anglais est dû à la ruse du marin sablais Daniel Fricaud (1662-1733) qui, fait prisonnier par ces mêmes Anglais, les aurait induit en erreur en leur indiquant que la Ville des Sables était aussi large que longue...
(source : Olona, bulletin n°105, 1983, p.13-25)
Naissance d'André Collinet (1729-1806), armateur et chroniqueur chaumois
Les Sables-d'Olonne de 1729 à 1806
La famille Collinet, d'origine protestante, doit se convertir au catholiscisme à la fin du XVIIe siècle pour échapper aux persécutions religieuses qui se déchainent après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Fils d'André Collinet, bourgeois et capitaine de navire, et de dame Suzanne Collinet, André Collinet nait à La Chaume le 3 juillet 1729.
Il embrasse dès son plus jeune âge la carrière maritime avant de revenir s'installer définitivement à La Chaume comme armateur et s'investir dans les affaires de la cité comme échevin. Il va dès lors s'attacher à relater dans de précieux manuscrits ses pensées et les évènements survenus aux Sables depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu'à la guerre de Vendée, produisant ainsi une source historique inestimable pour comprendre la vie aux Sables sous l'Ancien Régime et la Révolution.
Il décède à La Chaume le 21 avril 1806.
Construction du Remblai
Les Sables-d'Olonne de 1751 à 1756
Il s'agit à l'origine d'une digue de 550 m (de l'actuelle rue de la Pie à la rue Travot) destinée à protéger la Ville contre les assauts de la mer lors des épisodes de tempêtes qui secouent le XVIIIe siècle. Les remblais, qui ont ensuite donné le nom à la nouvelle promenade ainsi créée, sont effectués avec les pierres, sables et graviers provenant du délestage des navires, comme l'indique la délibération du Conseil municipal du 1er mai 1760.
Réunion des Sables-d'Olonne et de La Chaume
Les Sables-d'Olonne en 1753
L'instauration du Tarif (taxe sur les droits d'entrée et de sortie des marchandises du port) aux Sables en 1747, en remplacement des impôts royaux, a pour conséquence inattendue la réunion des Sables et de La Chaume quelques années plus tard. En effet, suite à sa mise en place, les Chaumois se retrouvent très lourdement imposés et s'exilent en nombre de l'autre côté du chenal pour bénéficier également du Tarif. L'assemblée des habitants de La Chaume demande alors à obtenir les mêmes avantages qu'aux Sables, et dans le même temps « […] d'incorporer et réunir les habitants du bourg de La Chaume à ceux de la Ville des Sables[…] ». Face au refus des Sablais, le pouvoir royal "ordonne que les habitans de bourg de la Chaume seront et demeureront à l'avenir unis et incorporés aux habitans de la ville des Sables et sujets à commencer au premier octobre prochain[…] » ! L'arrêt du Conseil d'État du 7 août 1753 scelle ainsi définitivement le destin des deux communautés jadis indépendantes.
Origine des armoiries des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne de 1756 à 1765
La municipalité sablaise, dans sa délibération du 7 juillet 1756, prie l’Intendant du Poitou, le Comte de Blossac (1716-1800), de lui fournir des armoiries pour la maison de ville. Le chroniqueur et armateur chaumois André Collinet (1729-1806) confirme cela dans ses manuscrits : « La Ville des Sables, après avoir formé sa municipalité, [...] établit un sceau où les armes de la ville étaient gravées et représentaient une vierge sortant d’un nuage avec deux anges à ses côtés, tenant en mains un flambeau. En dessous était un vaisseau à la voile, le tout surmonté d’une couronne ducale et entouré de la légende : advocata nostra, ora pro nobis (Ô notre avocate, prie pour nous). À l’autre côté, de la médaille comme au bas du sceau était écrit : Les Sables-d’Olonne». En fait, il semble que la municipalité sablaise se contente de reprendre simplement les anciennes armoiries des marchands d'étoffes de la ville, en y adjoignant la devise en latin.
C'est un navire de Collinet, Le Montaran, qui arbore le premier de tous un pavillon sablais lors d’un voyage à Terre Neuve en 1765.
Grands travaux du port des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne de 1764 à 1787
Au XVIIIe siècle, le port des Sables subit un lent déclin et les infrastructures portuaires existantes ne répondent plus aux nécessités du commerce et de la pêche qui faisaient la richesse de la Ville. Cela va amener les autorités locales et le pouvoir royal à envisager d'importants travaux concernant notamment la construction de la jetée des Sables et des quais du port. La lutte contre l'envasement et l'ensablement du port est également l'un des objectifs clés pour assurer l'accès des navires au port des Sables.
Construction du château de Pierre-Levée
Olonne-sur-Mer de 1774 à 1777
Le château de Pierre-Levée est construit sur la propriété de La Goujonne appartenant à Luc Pezot (1710-1794), receveur des Tailles de l'élection des Sables, acquise par son grand-père Lucq Ruchaud.
Ce bâtiment aujourd'hui classé Monument Historique est largement inspiré du modèle du Petit Trianon de Versailles et il est l'oeuvre des architectes Jacques Ange Gabriel ou Nicolas Ducret. L'aile droite est rajoutée au XIXe siècle par l'architecte Jacques Libaudière.
Depuis la fin du XVIIIe siècle siècle, les différents propriétaires sont les familles Fayau, Auvynet et De La Roche Saint-André.
(sources : Louise Robin, Olonne Nature et Patrimoine, éditions de Beaupré, 2013, p.142-144).
Visite du Duc du Luxembourg, Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg
Pays des Olonnes du 11/10/1788 au 16/10/1788
Le séjour du comte d'Olonne (1737-1803) est relatée en détail par le chroniqueur André Collinet dans ses manuscrits. Après son arrivée au château du Fenestreau, il se rend au Sables où la population lui réserve un accueil très chaleureux. Il y rencontre les autorités locales qui lui font visiter la ville et les nombreux établissements religieux qui s'y trouvent. Il se déplace également à la Chaume et à Olonne où il reçoit là aussi un excellent accueil. Puis il repart vers Bordeaux, tout en se promettant de revenir prochainement dans ses terres d'Olonne pour y passer les beaux jours de l'été...
(source : Alain Gérard, Les Sables et la guerre de Vendée, manuscrits de Collinet (1788-1804), CVRH, 2003, p. 35-37).
Attaques de la Ville par les Royalistes vendéens
Les Sables-d'Olonne du 24/03/1793 au 29/03/1793
Les deux batailles des Sables se déroulent les 24 et 29 mars 1793. Elles opposent les troupes républicaines commandées par le député Joseph-Marie Gaudin (1754-1818) à plusieurs milliers de paysans insurgés conduits par Jean-Baptiste Joly (1750-1796) dont le but est de s'emparer du port des Sables.
Les défenseurs repoussent victorieusement ces deux assauts et mettent définitivement en déroute les Vendéens le 29 mars après l'explosion d'un de leurs barils de poudre par un boulet de canon.
Le 17 avril 1793, Danton et les membres du Comité de Salut Public écrivent aux administrateurs du District des Sables pour leur faire part de l'admiration qu'ils éprouvent à l'égard du « courage héroïque qui anime les habitants de cette ville »...
Combat naval sur la rade des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 24/02/1809
Le 24 février 1809, trois frégates françaises, parties de Lorient, l’Italienne, la Calypso et la Cybèle, sous le commandement du capitaine Jurien de la Gravière, tentent de rejoindre l’escadre de Willaumez qui a pour mission d’aller défendre les colonies des Antilles. Prises en chasse par des vaisseaux de guerre anglais, elles parviennent à se réfugier en rade des Sables pour leur échapper et se mettre sous la protection des batteries côtières du fort Saint-Nicolas de La Chaume.
Durant le combat d'une extrême violence, les trois frégates françaises, fortement endommagées, s’échouent sur la plage mais continuent de rendre coup pour coup malgré leur puissance de feu largement inférieure. Finalement, les navires anglais doivent rompre le combat et s’éloigner car la marée était en train de baisser. Un peu plus tard, la Cybèle sombre, alors que les deux autres frégates parviennent à rentrer dans le port des Sables-d’Olonne d’où elles ne sortiront jamais.
Premier arrêté sur les bains de mer aux Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 16/07/1816
La mode des bains de mer initiée en Angleterre se répand peu à peu sur le littoral français. Ainsi, sous la Restauration, quelques riches « Étrangers » (appelation désignant les touristes d'alors en villégiature) fréquentent notre plage, ce qui démontre que les bains de mer aux Sables sont déjà « en vogue ». Ce premier arrêté pris par le maire Aimé René Dupleix vise alors à réglementer les lieux de baignades en interdisant aux jeunes gens de la ville de se baigner nus devant les promeneurs...
Premières « bathing machines » sur les plages sablaises
Les Sables-d'Olonne en 1825
La « bathing machine » est un chariot à quatre roues, tiré par un cheval, ordinairement plongé jusqu'à l'essieu pour que le baigneur puisse se déshabiller et se mettre à l'eau à l'abri des regards.
« Le négociant Raguet établit sur le rivage huit cabanes roulantes pour l'usage des baigneurs, en face de la place d'Armes (actuelle place du Palais de Justice). Ces cabanes ou « bathing-machines » avaient été construites à l'imitation de celles de la plage de Weymouth en Angleterre » (source : Bernard Bonnet, Histoire de la station balnéaire des Sables-d'Olonne (1816-1963), Olona n°123, 1988, p. 3-12).
Plantation de la forêt d'Olonne
Olonne-sur-Mer de 1836 à 1843
La forêt d'Olonne que nous connaissons aujourd'hui a été initiée sous le Premier Empire. En effet, c'est pour lutter contre la mobilité des dunes de sables qui pouvaient entrainer la disparition de certains villages proches de la côte, qu'il a été décidé de fixer celles-ci grâce à la plantation d'arbres. Cette opération de grande envergure réalisée vingt années plus tard sous la Monarchie de Juillet a permis de créer une véritable forêt d'une étendue de plus de 1 000 hectares, allant de l'Aubraie à la Gachère.
Parution du guide historique et pittoresque du baigneur aux Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne en 1854
Cet opuscule publié par J.-J. Meunier s'inscrit dans un mouvement qui vise à développer le tourisme aux Sables au cours du XIXe siècle. À l'instar de ce qui se pratique déjà dans d'autres stations balnéaires des côtes atlantiques et de la Manche, l'édition d'un guide du baigneur devient le nouveau mode de communication pour vanter les bienfaits des bains de mer et attirer ainsi un plus grand nombre de villégiateurs. Ce guide va avoir ensuite deux successeurs : le Guide des baigneurs et des touristes aux Sables-d'Olonne en 1866 et le Vrai guide des baigneurs et des étrangers aux Sables-d'Olonne en 1874 qui permettent aux fameux « étrangers » de tout connaître sur Les Sables ou ses environs.
Un exemplaire original du guide de 1854 est entré par voie extraordinaire aux Archives municipales des Sables-d'Olonne en 2016. Restauré et numérisé, il est désormais consultable en ligne dans la rubrique « Les incontournables ».
Arrivée du chemin de fer aux Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 29/12/1866
De 1863 à 1866, La construction de la ligne de chemin de fer reliant Nantes aux Sables-d'Olonne est l'oeuvre de deux compagnies privées : la compagnie d'Orléans pour la voie allant de Nantes à Napoléon-Vendée, et la compagnie de la Vendée pour la ligne de Napoléon-Vendée aux Sables-d'Olonne. La première est inaugurée le 24 décembre 1866 et la seconde le 29 décembre suivant en présence du ministre des Travaux publics, Armand Béhic.
Évènement majeur dans l’histoire des Sables-d’Olonne, l’arrivée du chemin de fer va permettre l’essor de la station balnéaire à la Belle-Époque.
Inauguration du Grand Casino de la plage
Les Sables-d'Olonne le 01/07/1876
Après l’échec des tentatives de François Villemaine et Julien Lafeuille pour établir un casino aux Sables-d’Olonne entre 1841 et 1858, c’est la Compagnie des Chemins de fer de la Vendée qui est à l’origine du projet du Grand Casino des Sables, dont l’inauguration a lieu le 1er juillet 1876. La construction du casino, à laquelle a participé activement Gustave Eiffel, est l’œuvre des architectes parisiens Sallard et Leboeuf.
Jusqu'en 1939, la renommée de l'établissement est indéniable grâce notamment à l'activité artistique déployée pendant la saison des bains.
Sérieusement endommagé au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Casino est détruit en 1949.
Catastrophe maritime des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne du 27/01/1881 au 29/01/1881
Une effroyable tempête s'abat sur les côtes de Vendée du 27 au 29 janvier 1881. Ces jours là, plus de 60 bateaux de pêche sablais sont sortis en mer malgré des conditions météorologiques difficiles annoncées. C'est ainsi que douze bateaux ne rentrent malheureusement pas au port. On dénombre 52 marins parmi les victimes de ce drame maritime, dont 31 sont portés disparus, à l'image du père du futur peintre Paul-Émile Pajot (1873-1929), Paul Pajot à bord de la Jeune Ernestine.
Ce sinistre qui marque profondément les esprits des contemporains est relaté dans la presse de l'époque, notamment le Journal Illustré dans son édition du 13 février 1881.
Ouverture du casino des Pins
Château-d'Olonne en 1897
Niché au coeur de la forêt de la Rudelière, le casino des "Folies Sablaises", ouvert par l'entrepreneur Jean Nicot (1838-1907), devient dès sa création un lieu incontournable pour les amateurs de musique et de théâtre qui, l'été venu, se rendent en omnibus puis en tramway électrique pour se divertir à l'ombre des pins. Cet établissement composé d'une scène de théâtre, de salles de café et de jeux, est complété l'année suivante par un grand hôtel restaurant. Devenu en 1898 le "Grand Casino des Pins", il assure par la suite sa renommée grâce au "Bal des Sablaises" très prisé par la population locale.
Visite officielle du Président de la République Félix Faure
Les Sables-d'Olonne le 23/04/1897
Du 20 au 27 avril 1897, le président de la République Félix Faure (1841-1899) se rend dans l'Ouest de la France pour y effectuer une visite officielle. Il s'agit de fait de la première visite officielle d'un président de la république en Vendée. Après La Roche-sur-Yon, Nantes et Saint-Nazaire, le président arrive ensuite au Sables-d'Olonne par la mer. La ville est richement pavoisée pour l'occasion et une foule importante lui réserve un accueil particulièrement chaleureux.
Ce voyage fait également l'objet d'un reportage cinématographique de la société des Frères Lumière. C'est ainsi que les premiers petits films sur Les Sables-d'Olonne sont tournés le 23 avril, dont le célèbre "bal des Sablaises" visible dans la rubrique vidéo.
Construction de la villa Nina d'Asty
Château-d'Olonne en 1903
Serait ce le château du sinistre Barbe bleue ou celui enchanté de la Belle au bois dormant ? Que nenni gentils damoisaux et gentes damoiselles !!! Il s'agit tout simplement de la demeure castelonnaise d'une artiste sulfureuse, danseuse au Casino de Paris, connue pour ces extravagances à la Belle Époque. Tombée amoureuse des Sables-d’Olonne et de ses environs, la mystérieuse Nina d’Asty, de son vrai nom Marina Mercedes Teresa Garaviglia (1882-1932) fait construire en 1905 une villa aux allures de château fort dans la forêt de la Pironnière, au Château-d’Olonne (« Villa Nina d’Asty »). Elle y donne de somptueuses réceptions et des bals où se pressent de nombreuses personnalités politiques ou mondaines.
L'hécatombe de la Première Guerre mondiale
Pays des Olonnes de 1914 à 1918
De 1914 à 1919, ce sont 873 hommes du canton des Sables-d’Olonne qui disparaissent sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures. En ce qui concerne la ville des Sables-d’Olonne, sur les 1 718 hommes appelés sous les drapeaux, 455 sont Morts pour la France : la majorité d’entre eux étaient agriculteurs, artisans ou marins. Les communes du Château-d’Olonne et d'Olonne-sur-Mer dénombrent quant à elles respectivement 112 et 148 soldats morts pour la France.
Les Sables-d'Olonne, première Ville étape du Tour de France en Vendée
Les Sables-d'Olonne du 05/07/1919 au 06/07/1919
la Ville des Sables a tissé autrefois un lien étroit avec cette épreuve mythique. Cette belle histoire a commencé en 1919 lors de l'étape Brest – Les Sables. Celle-ci est remportée par le champion français Jean Alavoine tandis qu'Eugène Christophe, surnommé le "Vieux Gaulois", prend de son côté la tête au classement général. Puis le lendemain, les coureurs s'élancent en direction de Bayonne, qui reste à ce jour l'étape la plus longue de l'histoire de la Grande Boucle avec 482 km ! Le Tour revient ensuite chaque été sans discontinuer jusqu'en 1931 et l'accueil des coureurs est à chaque fois triomphal ! À partir des années 1930, le Tour quitte définitivement Les Sables pour La Roche-sur-Yon et ne reviendra dans notre Ville qu'en 1947, 1949, 1972, 1993 et 2018.
Classement de la Ville en station touristique et balnéaire
Les Sables-d'Olonne en 1923
Décret du 7 avril 1923 : érection de la ville des Sables-d'Olonne en station climatique et création d'une chambre d'industrie climatique (Journal Officiel du 5 janvier 1924).
Depuis la Belle Époque, les stations balnéaires françaises se livrent à une lutte acharnée pour être les plus attractives possibles face à leurs concurrentes directes. Le passage en station climatique leur assure alors une notoriété non négligeable. Cette "labelisation" touristique va permettre notamment à la ville de voir sa population surclassée et de percevoir la taxe de séjour, source de revenus financiers non négligeables à cette époque pour la commune pour mener à bien ses objectifs de modernisation de la station.
Changement de nom pour la ville d'Olonne
Olonne-sur-Mer en 1928
Sous l'impulsion du maire Valère Mathé et par décret ministériel du 20 janvier 1928, la commune d'Olonne prend le nom d’Olonne-sur-Mer afin d'affirmer l’ambition de la ville de s'affirmer comme une station balnéaire et touristique. Cette volonté se traduit par la réalisation d'une route passant à travers la forêt domaniale et menant directement à la plage de Sauveterre.
Première Fête de la Mer aux Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 16/06/1929
La Fête de la Mer, fête religieuse en l'honneur du monde maritime et des marins disparus en mer, se déroule pour la première fois aux Sables-d'Olonne le 16 juin 1929, à l'initiative de l'abbé Martrin-Donos, archiprêtre de Notre-Dame et de l'abbé Richard, curé de Saint-Nicolas de La Chaume. La « Fête de la Mer et Bénédiction des thoniers et sardiniers » s'inscrit chaque année dans le calendrier des manifestations de la Ville. La plus emblématique est celle du 26 juin 1949, avec la présence du Nonce Apostolique S.E. Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII. Ces fêtes sont immortalisées par une série d'affiches illustrées par des artistes tels que Paul Baillif, Pal, Henry Simon ou par l'imprimeur T. Doré. La dernière Fête de la Mer aux Sables-d'Olonne se déroule le 10 août 1996. À cette occasion, la réception du trois mâts Belem, qui célèbre alors son 100ème anniversaire,apporte un éclat tout particulier à la manifestation.
Arrivée des troupes allemandes
Pays des Olonnes en 1940
Au lendemain de la signature de l'Armistice qui entérine la défaite militaire de la France face à l'Allemagne nazie, les troupes allemandes pénètrent aux Sables-d'Olonne, à Olonne-sur-Mer et au Château-d'Olonne le dimanche 23 juin 1940, à 8h30 du matin. Aussitôt les autorités d'occupation prennent 10 Sablais en otages afin d'obliger la population à demeurer calme, et leur permettre de s'emparer des trois communes sans rencontrer d'opposition. Le Pays des Olonnes va dès lors subir l'Occupation ennemie jusqu'au 27 août 1944.
Libération de la Ville des Sables-d'Olonne
Pays des Olonnes du 27/08/1944 au 28/08/1944
Au matin du 28 août 1944, après plus de 50 mois d'occupation, les Sablais, Olonnais et Castelolonnais découvrent avec stupéfaction le départ soudain des troupes allemandes. La veille, afin de préparer au mieux leur fuite, celles-ci avaient interdit au habitants de sortir de chez eux sous peine de mort ! Après une nuit de cauchemar, marquée par de nombreuses explosions et destructions, le pays des Olonnes recouvre enfin la liberté et partout éclatent des scènes de liesses populaires : « les drapeaux surgissent d'abord aux fenêtres des maisons particulières, ensuite aux frontons des édifices publics...». Les Sables-d'Olonne et ses communes soeurs deviennent ainsi les premières villes libérées en Vendée.
Visite officielle du Président de la République Charles de Gaulle
Pays des Olonnes le 19/05/1965
Les 19 et 20 mai 1965, le président Charles de Gaulle (1890-1970) effectue une visite officielle en Vendée, en compagnie de son épouse.
Venant de Loire-Atlantique, il traverse en voiture présidentielle plusieurs communes de la Vendée littorale, dont Challans, Saint-Martin de Brem, Olonne-sur-Mer où il est accueill par le maire Marcel Beaussais avant de se rendre aux Sables pour y faire un discours sur le Remblai, en bas de la place du palais de justice devant une foule très nombreuse. Après avoir déjeuné à la sous-préfecture en compagnie du maire Pierre Mauger, Charles de Gaulle repart sous les acclamations de la foule en direction du Château-d'Olonne où le maire Séraphin Buton lui réserve un vibrant hommage dans son discours, devant plusieurs milliers de Castelolonnais et Castelolonnaises.
Destruction du pont de La Chaume
Les Sables-d'Olonne le 07/11/1978
Dans le souci de moderniser le port et afin de lutter contre l'envasement du chenal, une écluse de chasse est construite entre le quai de La Chaume et la Cabaude en 1853. L'année suivante un tablier est installé pour le passage des piétons. Ce pont permet désormais de relier le quartier de La Chaume à la Cabaude, évitant ainsi le long détour par la Girvière pour se rendre aux Sables. Puis, afin de permettre la circulation automobile, le pont est ensuite élargi en 1928.
Cependant, la construction de la rocade de contournement en 1976 et les projets du nouveau port de plaisance vont entrainer irrémédiablement sa disparition. Les travaux de démolition débutent finalement le 7 novembre 1978, provoquant immédiatement la sidération et la colère des habitants de La Chaume. Le souvenir de ce pont restera ancré pendant de nombreuses années dans la mémoire de la population chaumoise.
Ouverture de Port Olona
Les Sables-d'Olonne en 1979
Autrefois, les bateaux de plaisance mouillaient dans le port de pêche. En 1976, la municipalité engage les travaux de construction d’un vaste port de plaisance dans la zone du bassin des Chasses. L’ancien pont de la Chaume est démoli en 1978 et remplacé par la rocade. Le port de plaisance est inauguré en 1979 et la cité « Port Olona » l’année suivante. Avec Port Olona II, le port de plaisance est agrandi en 1988 (inauguration le 12 décembre). Il passe de 600 à plus de 1000 places. La construction d’un pont à hauban (L. 54 m, l. 9 m) en 1992 permet de relier Port Olona I et II.
Port Olona est devenu aujourd'hui la référence en matière de grandes courses à la voile telles que le Vendée Globe, la Golden Globe Race, la Vendée Arctique ou Les Sables-Horta...
Première édition du Vendée Globe Challenge
Les Sables-d'Olonne de 1989 à 1990
Organisée par Philippe Jeantot en partenariat avec la Ville des Sables et le département de la Vendée, la plus célèbre des courses autour du monde à la voile s'élance pour la première fois du port des Sables-d'Olonne au mois de novembre 1989. Treize marins sont au départ de cette aventure hors du commun, en solitaire, sans escale et sans assistance.
Titouan Lamazou à bord de son monocoque Écureuil d'Aquitaine est le premier à franchir la ligne d'arrivée le 16 mars 1990 après 109 jours de course.
La légende de l'Everest des Mers vient de commencer...
Échouement du cargo hollandais Artémis sur la grande plage des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 10/03/2008
C'est un évènement fort rare qui stupéfie les Sablais au matin du 10 mars 2008 lorsqu'ils découvrent ébahis un cargo de 88 mètres de long échoué sur le sable en face de la pendule. C'est à la suite d"une manoeuvre pour entrer dans le port que l'Artémis, battant pavillon hollandais, a dérivé pour venir se poser tranquillement sur la plage. Après quatre tentatives infructueuses, les remorqueurs Abeille-Languedoc et Alcyon parviennent à dégager le navire et le remorquer jusqu'au port de La Rochelle.
Cet évènement, accompagné d'une originale campagne de communication de la Ville, va attirer une foule nombreuse de curieux aux Sables et faire la "Une" des journaux télévisés.
Inauguration du TGV aux Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 11/12/2008
Une première tentative pour faire venir le TGV jusqu'au terminus des Sables-d'Olonne a lieu en 2000, à l'initiative du Conseil général de la Vendée. Le TGV est alors tracté depuis Nantes par une micheline diésel.
Cependant, il faut attendre l'électrification de la ligne Nantes-Les Sables pour que le TGV fasse son entrée définitive dans la gare des Sables. La mise en service officielle a lieu le 14 décembre 2008, et permet de faire désormais une liaison quotidienne Les Sables-Paris en 3h30 !
Tempête Xynthia
Pays des Olonnes du 27/02/2010 au 28/02/2010
Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, un phénomène météorologique dramatique, alliant des vents très violents et la montée des eaux, frappe les côtes vendéennes et charentaises, provoquant le décès de 47 personnes dont 35 en Vendée. Sur le territoire du Pays des Olonnes, seuls d'importants dégâts matériels sont à déplorer, que ce soit sur le Remblai, notamment la chaussée et la piscine, dans le port de plaisance ou la baie de Cayola.
Fusion des communes des Sables-d'Olonne, d'Olonne-sur-Mer et du Château-d'Olonne
Pays des Olonnes le 01/01/2019
Après la réunion des Sables et de La Chaume en 1753, le Pays des Olonnes connaît un nouveau tournant historique : l'article 1er de l'arrêté préfectoral n°18-DRCTAJ/2. - 494 du 17 août 2018 portant création de la commune nouvelle des Sables-d'Olonne indique qu'il "est créée, à compter du 1” janvier 2019, une commune nouvelle, en lieu et place des actuelles communes de Château-d'Olonne, Olomie-sur-Mer et Les Sables-d'Olonne (canton des Sables-d'Olonne, arrondissement des Sables-d'Olonne)".
Naufrage du canot de la SNSM des Sables-d'Olonne
Les Sables-d'Olonne le 07/06/2019
Cet accident dramatique est intervenu lors de la tempête Miguel, alors que le canot de sauvetage des Sables-d'Olonne Patron Jack Morisseau était sorti en mer pour porter secours à un bateau de pêche en détresse. Le canot, sous le coup des vagues, a chaviré dans la baie des Sables avec sept hommes à son bord. Quatre sauveteurs ont pu regagner la côte sains et saufs, mais cette tragédie a malheureusement causé le décès des trois autres membres de l'équipage, ainsi que celui du marin-pêcheur dont le bateau a sombré.
Hommage national pour les sauveteurs en mer
Les Sables-d'Olonne le 13/06/2019
Un hommage national est rendu le jeudi 13 juin aux Sables-d’Olonne à la stèle des Péris en mer en mémoire des trois sauveteurs décédés, Yann Chagnoleau, Dimitri Moulic et Alain Guibert. La cérémonie se déroule sur l'esplanade du Prieuré Saint-Nicolas en présence du Président de la République Emmanuel Macron. Christophe Monnereau, président de la station SNSM des Sables, Jérome Monnereau, David Bossard et Emmanuel Hubé, ainsi que leurs trois amis disparus, sont décorés de la Légion d'Honneur.
Accueil de la flamme olympique
Les Sables-d'Olonne en 2024
Naviguer vers...
Cette frise chronologique a été réalisée en 2018 à l’occasion du 800e anniversaire de la Ville des Sables.
Proposée sous forme d’exposition « hors les murs », ses panneaux ont été répartis selon un cheminement déterminé sur différents points du territoire, afin que les Sablaises et les Sablais, ainsi que les personnes en villégiature puissent connaître les moments clés de notre histoire locale.
